Marseille: Un lycéen de 19 ans condamné à dix mois ferme pour apologie du terrorisme

JUSTICE Un lycéen de 19 ans a été condamné à 10 mois de prison pour avoir affirmé que les attentats de Paris était l’œuvre des Juifs…

M.P. avec AFP

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Illustration justice.
Illustration justice. — M.LIBERT/20 MINUTES

Un lycéen de 19 ans a été condamné ce jeudi à Marseille à 10 mois de prison ferme pour avoir lancé, lors d’un débat en classe, que les attentats du 13 novembre étaient l’œuvre des Juifs et qu’il allait les « kalacher ».

« C’est normal, les attentats, c’est à cause des Juifs », avait notamment lancé le jeune homme, décrit comme « surexcité » par une enseignante et la directrice de son lycée professionnel marseillais, lors de cette discussion organisée le 17 novembre.

« On ne pleure pas les morts de Palestine et de Syrie », avait-il également déclaré avant d’ajouter : « Si je croise un Juif dans la rue, je la kalache, il faut tous les crever ». Des propos réitérés lors d’une deuxième discussion, toujours en classe, quelques heures plus tard.

« Des fois, ça m’arrive d’être débile »

En veste de jogging bleu marine, cheveux tirés en arrière et ramenés en un chignon, lunettes sur le nez, le lycéen s’est excusé devant le tribunal. « Ça me choque des innocents dans des restaurants, a-t-il déclaré. J’ai voulu donner mon avis sur le sujet en disant que c’était la faute des Juifs, mais je me suis mal exprimé ».

« J’ai vu que c’était pas les Juifs qui étaient derrière ça. C’est des faux musulmans, je m’en suis rendu compte en prison en regardant les informations, a-t-il poursuivi. J’ai dit n’importe quoi, je l’avoue, mais je suis pas un terroriste (…). C’est un peu à force d’entendre les gens dire n’importe quoi. Et c’est un peu de ma faute aussi (…). Des fois, ça m’arrive d’être débile ».

Fustigeant des paroles « qui ne doivent pas être banalisées » et « un mea culpa un peu forcé », la procureure Sophie Mercier avait requis à son encontre un an d’emprisonnement avec mandat de dépôt. Son avocat Olivier Kuhn-Massot a, quant à lui, dépeint un « garçon totalement immature » et des propos « odieux (…), dépourvus de sens réel », sans « velléité quelconque de passage à l’acte ».