Samedi, la Provence débarque à Marcoussis, pour Bernard Laporte

RUGBY Le comité de soutien du candidat à la FFR a réussi à mobiliser les présidents de clubs du Sud-Est…

Christine Laemmel

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Bernard Laporte, candidat à la présidence de la FFR, le 1er novembre à Grenoble
Bernard Laporte, candidat à la présidence de la FFR, le 1er novembre à Grenoble — JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

Ce samedi à Marcoussis, ils devraient être 300 présidents de clubs de rugby, 350 peut-être. Parmi eux, 200 n’ont jamais mis un pied en Assemblé Générale. Un quart au moins fera le chemin depuis le Sud-Est de la France. Ils décideront samedi au siège de la Fédération Française de rugby à Marcoussis (Essonne) d’instaurer ou de rejeter le système du vote décentralisé et dématérialisé, au sein de la FFR. Un virage potentiel dans la campagne de Bernard Laporte, qui peut compter sur l'appui des clubs de rugby provençaux.

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Son comité de soutien est presque exclusivement formé de « locaux ». Quatre occupent des places de choix. Christian Dullin, président du comité des Alpes, est chargé des questions financières. C’est lui qui mène en meeting, une présentation accablant le projet de Grand Stade. A ses côtés Patrick Buisson, président du comité de Provence, Thierry Murie, président du club de la Seyne et Henry Mondino, président du comité de Côte d’Azur, chargé de l’écriture du projet d’orientation du rugby français. « C’est nous qui nous sommes constitués au départ, explique Murie, c’est sûr que Bernard a une certaine aura dans le coin. »

« On monte tous ensemble en train vendredi »

Evidemment, Bernard Laporte est le coach emblématique du RC Toulon depuis quatre ans, après avoir géré le XV de France pendant sept ans. Et même si « son cœur est plus dans le Sud-Ouest qu’à Toulon », pour Thierry Murie, la rade est bien décidée à le porter jusqu’à Marcoussis.

« Tout est organisé pour que vous montiez », répondait Henry Mondino à un intervenant curieux, lors du « meeting » du Cannet-des-Maures le 10 novembre. « On y va, je mets le bus de la Seyne, j’ai 55 places. Il faut y aller ! » avait alors renchéri Thierry Murie. Il a tenu sa promesse. « On monte tous ensemble en train vendredi, développe-t-il à la veille du départ, nous précisant qu’il est justement en train de régler les derniers préparatifs. Mon bus nous attend gare de Lyon et nous emmène à Marcoussis. »

« On leur a juste expliqué le système actuel »

Les 55 locaux prendront place dans le convoi. Une trentaine de représentants de clubs de Côte d’Azur et le reste des autres départements de Paca. Comment les ont-ils convaincus ? Le mot est trop fort, selon le Varois. « On n’a pas eu à les persuader, assure Murie, il ne s’agit pas de soutenir Laporte ou un autre là. Il y a deux clans : ceux qui veulent pouvoir voter de chez eux, ceux qui ne veulent pas. On leur a juste expliqué le système actuel. »

Dans le comité Côte d’Azur, par exemple, 30 sur 35 qui seront là ce week-end, ne sont jamais allés à une A.G. « Il n’y a que les cinq grands clubs qui ont les moyens qui viennent d’habitude, explique Henri Mondino. Entre le train, le logement et le reste, un aller-retour coûte presque le prix de 10 ballons ». C’est pour cela que monter, cette fois, est capitale pour cet éducateur de formation. « Il n’y a rien de contestataire dans notre démarche, assure-t-il, on veut juste garantir la démocratie. »

Environ 300 dirigeants de clubs de rugby au total, devraient rejoindre Marcoussis samedi, même si l’équipe de campagne refuse de donner un chiffre précis. C’est encore maigre sur les 1.885 entités françaises. C’est déjà mieux que la mobilisation habituelle en assemblée générale, chiffrée à 10 % maximum, par Serge Simon, porte-parole de la campagne de Bernard Laporte.