RC Toulon: «Si on va en finale, je fais comment ?», s'interroge Mourad Boudjellal sur le salary cap

RUGBY Le présidendu du club varois n'est pas contre le principe, mais se voit difficilement le mettre en place...

C.L. avec AFP

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Mourad Boudjellal le 1er décembre 2015 à Toulon
Mourad Boudjellal le 1er décembre 2015 à Toulon — BORIS HORVAT / AFP

Mourad Boudjellal n’aime pas la nouvelle règle du « salary cap » (plafond salarial). Le président toulonnais a déjà exprimé sa colère dans un entretien au JDD le 29 novembre. En signe de protestation, il menaçait alors de ne pas jouer la finale.

« J’ai pris des engagements avant et ils [la Ligue] ont changé les règles en cours de partie [le 20 avril dernier]. Si on va en finale je fais comment ? », réitère Boudjellal en réponse à l’AFP ce mercredi.

« J’aurai le bordel chez moi »

Boudjellal dit avoir écrit au président de la Ligue, Paul Goze, il y a quelques mois. « J’ai dit que j’étais d’accord pour tout respecter, raconte-t-il, mais j’ai pris des accords oraux avec mes joueurs avant, et si je ne peux pas les respecter j’aurai le bordel chez moi. Est-ce qu’il faudra faire un référé d’heure à heure pour savoir si la loi peut être rétroactive ou pas ? On verra si on est en demi-finales. »

Le patron varois ne se dit pas en désaccord avec l’idée mais fustige sa mise en place. « Le salary cap a été mis en place pour empêcher un milliardaire de fausser l’économie du rugby, pas pour empêcher un entrepreneur de grandir, estime-t-il. Si la masse salariale est alimentée par l’économie du rugby dans sa ville, cela veut dire qu’on crée de la richesse pour tout le monde. Regardez : quand on parle de déplacer le match à Bordeaux, Laurent Marti [le président de l’UBB] dit qu’il va perdre 500.000 euros. La réception du RCT lui rapporte un demi-million, il gagne ça à chaque match ? Ceux qui râlent devraient dire merci à Toulon. »