Marseille: Quatre personnes sur cinq comprennent que l'on s'adonne à l'économie parallèle

ECONOMIE Selon un sondage publié mercredi à Marseille, quatre personnes sur cinq comprennent ceux qui s'adonnent à l'économie parallèle...

M.P. avec AFP

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La contrebande de cigarettes prive chaque année les États européens de plus de 10 milliards d'euros de recettes.
La contrebande de cigarettes prive chaque année les États européens de plus de 10 milliards d'euros de recettes. — Jeff Pachoud AFP

Selon un sondage Viavoice publié ce mercredi à Marseille, quatre personnes sur cinq comprennent que certains s’adonnent à l’économie parallèle dans la vie de tous les jours : vente de cigarettes de contrebande, travail au noir (une gache en Marseillais) ou encore transactions non déclarées sur Internet.

Dans le détail, quelque 28 % des Français considèrent ces activités illégales comme « normales », tandis que 44 % estiment « qu’on peut les tolérer ». Parmi ceux qui se montrent davantage critiques, 35 % estiment qu’il « est parfois nécessaire d’avoir des activités non déclarées, sinon on ne s’en sort pas », et 38 % pensent qu’il « est compréhensible d’avoir des activités non déclarées pour avoir un petit complément de rémunération ».

Manque à gagner

Seuls 21 % des personnes interrogées jugent que quoi qu’il arrive, « il n’y a pas de raisons suffisantes pour avoir des activités non déclarées ». Dans le même temps, une majorité de personnes interrogées sont inquiètes des proportions prises par l’économie parallèle.

Les trois quarts (74 %) s’inquiètent du « manque à gagner » pour le budget de l’Etat et de la Sécurité sociale, et donc les services publics et 71 % pour l’impact de ces activités sur l’emploi déclaré, en raison de la concurrence déloyale qu’elle cause.

Si les deux tiers des sondés jugent que ceux qui vendent de la drogue (69 %) ou vivent du travail au noir (68 %) font partie d’un « système parallèle », ils ne sont que 26 % à penser la même chose pour ceux qui revendent sans formalités leurs cadeaux et 27 % pour ceux qui louent sans formalité une tondeuse à gazon ou une perceuse.

Ce sondage a été réalisé en ligne, du 29 octobre au 5 novembre 2015, sur un échantillon de 2.009 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, par l’institut Viavoice pour la Revue civique.