Marseille: Les syndicats de la SNCM signent le plan social

ECONOMIE Les syndicats de la SNCM ont accepté le plan social de 85 millions d'euros mais la grève continue...

Mickael Penverne

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Le ferry "Danielle Casanova" de la compagnie SNCM le 9 janvier 2014 dans le port de Marseille (sud)
Le ferry "Danielle Casanova" de la compagnie SNCM le 9 janvier 2014 dans le port de Marseille (sud) — Anne-Christine Poujoulat AFP

Les syndicats majoritaires de la SNCM ont signé ce mardi matin le plan de sauvegarde de l’emploi qui prévoit le départ de 583 salariés de la compagnie. Cet accord précise les conditions de reclassement au sein du groupe Transdev, et les mesures d’accompagnement, pour partir notamment en préretraite. Un plan de départs volontaires est également ouvert jusqu’au 10 décembre.

« Le problème, c’est que le marché de l’emploi dans le maritime est très affecté et que l’image de la SNCM est très dégradée, explique Pierre Maupoint de Vandeul, de la CFC-CGC. Nous avons donc insisté pour obtenir une cellule de reclassement et des mesures d’accompagnement performantes. Nous espérons que ces incitations aux départs volontaires permettront de limiter les dégâts ».

Le PSE pourrait entraîner cependant plus de 400 licenciements secs. Financé par les actuels actionnaires de la SNCM, l’Etat et Transdev (filiale de Veolia), son enveloppe s’élève à 85 millions d’euros.

Les bateaux toujours à quai

Malgré la signature du plan social, la grève continue à bord. Les bateaux de la SNCM sont bloqués à quai depuis le 20 novembre. La CFE-CGC a voté la reprise du travail mais pas la CGT, majoritaire chez les marins. « Nous avons voté la grève reconductible, toutes les 24 heures pour protéger les 900 emplois qui restent, obtenir la garantie sur les six bateaux et la poursuite de la DSP », explique Frédéric Alpozzo, de la CGT.

Le ministère des Transports a reçu de la part de la commissaire européenne à la concurrence Margrethe Vestager une lettre validant le projet de reprise, un courrier transmis aux organisations syndicales mais qui n’a pas convaincu la CGT. Sans la délégation de service public, la compagnie risque, selon Frédéric Alpozzo, de connaître un nouveau plan social en janvier, voire la liquidation.