OM: «Le requin» et «les dauphins» ou quand Michel parle de la Ligue 1

FOOTBALL L'entraîneur madrilène de l'OM a livré son analyse de la tête du championnat...

C.L.

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Michel à Marseille le 26 novembre 2015
Michel à Marseille le 26 novembre 2015 — BORIS HORVAT / AFP

C’est en répondant à une question sur la surprenante position de Caen, deuxième du championnat, que Michel s’est amusé d’une métaphore aquatique. « Le niveau est proche entre les équipes dans ce championnat, a dit le coach espagnol en conférence de presse. Le dauphin change chaque semaine, j’espère qu’à la fin ce sera nous. C’est pour ça que la régularité est difficile à obtenir. »

Alors que le traducteur retranscrivait cette phrase, Michel a bondi : « Un requin et derrière un dauphin. »

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« L’OM est une équipe qui se construit »

Un poisson coriace que l’OM, onzième, n’est pour le moment pas près de croquer, ni de même de titiller. « Il y a un manque de compétitivité peut-être, a tenté Michel. Une équipe qui a de l’expérience aurait gagné le match contre Monaco. L’OM est une équipe qui se construit. Nous le voulons, nous le croyons, il faut que les joueurs croient en leur niveau et en leur capacité. C’est ce qu’on essaie de faire à l’entraînement. »

Le Madrilène a écarté d’évidentes questions sur une défense en difficulté face aux Monégasques. Préférant retenir l’engagement et le moral de ses joueurs « qui ont lutté pour recoller au score », même si « ce n’est pas toute la théorie qu’on arrive à mettre en pratique. »

Travail, espoir et confiance

Faut-il renouveler les arrières ? « J’ai entendu des critiques sur certains de mes joueurs. Il me semble qu’avant le match vous étiez un peu d’accord sur la feuille de match. » Faire plus jouer Sparagna ? « En Espagne on dit que les entraîneurs ont la couverture toujours trop petite. Si on couvre les pieds, la tête sort, si on couvre la tête, les pieds sortent. Je pense que vous comprenez. »

Pour le reste, un seul mot revient à chaque réponse, du « travail ». Et un peu d’« espoir et confiance, toujours », soufflé en conclusion en français.