RC Toulon: Trinh-Duc veut «franchir un cap»

RUGBY L'ouvreur de Montpellier a officialisé son arrivée dans le Var...

C.L. avec AFP

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François Trinh-Duc en septembre 2015 à l'Altrad Stadium de Montpellier
François Trinh-Duc en septembre 2015 à l'Altrad Stadium de Montpellier — PASCAL GUYOT / AFP

L’ouvreur international de Montpellier François Trinh-Duc a choisi de rejoindre Toulon à la fin de la saison pour « franchir un cap », a-t-il expliqué lundi lors de sa première prise de parole depuis l’annonce de son départ, la semaine dernière. Lundi après-midi, celui qui sera bientôt varois a répondu aux questions des journalistes.

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Pourquoi avez-vous choisi de partir à Toulon ?
« J’ai pris le temps de la réflexion, c’était un choix long et difficile. C’est un choix important dans ma vie personnelle et professionnelle. Après la déception du Mondial (présélectionné, il n’a finalement pas été retenu), j’avais envie de connaître tout autre chose, voire même le Super Rugby (championnat des provinces de l’hémisphère Sud). Je garde d’ailleurs cette idée en tête. C’était un choix d’autant plus compliqué que j’avais une offre de Toulon, Toulouse, et Montpellier, qui a fait une proposition conséquente pour me garder. Le président (Mohed Altrad) m’a rappelé plusieurs fois qu’il voulait impérativement me garder. »

Quel est le paramètre essentiel de votre départ ?
« C’est avant tout un choix sportif. Toulon doit me permettre de franchir un cap à un moment important de ma carrière. J’arrive en pleine force de l’âge (29 ans) sachant que je joue à un poste à maturité tardive. J’arrive à un moment où il faut que je parte pour continuer à progresser et atteindre mon meilleur niveau. Je vais pouvoir travailler avec ce qui se fait de mieux, à savoir Jonny Wilkinson (spécialiste du jeu au pied) et Diego Dominguez (futur manageur), deux références mondiales à mon poste. »

Avez-vous choisi de rester en Top 14 plutôt que d’aller dans l’hémisphère Sud pour optimiser vos chances de revenir en équipe de France ?
« Après avoir laissé passer la frustration du Mondial, j’ai eu envie de continuer dans le championnat français, important à mes yeux, et d’avoir comme objectif l’équipe de France (il compte 50 sélections). Pour l’instant, j’ai un gros challenge avec Montpellier en cette fin de saison. Je veux me remettre de ma blessure le plus vite possible (il sera absent jusqu’à deux mois après s’être fissuré le tibia droit il y a 10 jours) pour finir en beauté à Montpellier, où j’ai grandi autant comme homme que comme joueur. Ce serait idéal pour moi de partir en réalisant notre meilleure saison. »

Le paramètre financier a-t-il joué ?
« Il y a deux ans, je n’ai pas pris ma décision par rapport au salaire. Ce n’est pas ça qui a fait pencher la balance cette fois encore. Cela rentre en jeu dans une négociation, mais le président Altrad et Toulouse m’ont fait également de bonnes propositions. »