OM-Monaco: Le nul frustrant à domicile

FOOTBALL L'OM aurait pu recoller à la première moitié du classement...

C.L.

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Michy Batshuayi à Marseille le 29 novembre 2015
Michy Batshuayi à Marseille le 29 novembre 2015 — BERTRAND LANGLOIS / AFP

Qu’il est frustrant ce match nul. Marseille le voulait, Marseille y croyait et Marseille a fait preuve d’une débauche d’énergie incroyable. Après cinq victoires consécutives (si on met de côté l’accroc face à Nice), la sixième réussite aurait été synonyme de remontée dans les 10 premiers du classement. Une place modeste mais qui veut dire beaucoup après le début de championnat calamiteux des Marseillais. Dominateur dans la possession de balle (60 %) comme dans la qualité de ses passes (80 % réussies), l’OM a raté une occasion parfaite de recoller à la tête du classement.

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La glissade de Rekik

En cause, surtout, les failles défensives, notamment sur les coups de pied arrêtés. Allégorie de cette inefficacité, la contre-performance de Karim Rekik ce dimanche. Résumée en une action : humilié par un Touré deux fois buteur (18e et 39e), le défenseur a gratifié le public d’une glissade somme toute risible, en voulant stopper la course du Monégasque vers le but. Il n’a pas touché le ballon, ni gêné Touré, qui a tranquillement enfoncé le score. La faute à un problème à l’œil, d’après Michel, à l’origine de sa sortie, 10 minutes avant la fin.

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Ni l’opportunisme d’Alessandrini (13e) et Batshuayi (51e), ni l’égalisation de Nkoudou (82e) n’ont suffi à enrayer cette incapacité à gagner à domicile depuis mi-septembre. Dommage, le Vélodrome était bouillant. Autant pour dégainer des tifos en hommage aux victimes des attentats avant le coup d’envoi que pour copieusement siffler Karim Rekik à sa sortie. Il reste trois rencontres à l’OM avant la trêve de décembre, pour se relever ou rester scotchés.