Pourquoi l’OM est (cette fois vraiment) en train de se relancer

FOOTBALL Tous les voyants sont au vert pour monter crescendo vers le podium…

C.L.

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GK Nkoudou et Michy Batshuayi à Saint-Etienne le 22 novembre 2015
GK Nkoudou et Michy Batshuayi à Saint-Etienne le 22 novembre 2015 — PHILIPPE DESMAZES / AFP

Rien n’est fini. Tout commence même. Après l’éclatante victoire des Marseillais à Saint-Etienne, tous les voyants sont au vert. Les joueurs y croient, les supporters sont repus de spectacle, Labrune voit un tournant et Michel demande juste de transformer l’essai à domicile. La « joie » est « retrouvée » pour La Provence qui trouve que cette victoire arrive « à point nommé ». L’Equipe assure que l’OM se « redresse ». Voilà pourquoi tout ce petit monde a raison.


Parce que c’est la première victoire contre un club du top 10

Il y a quand même eu Paris et Lyon. Une défaite et un nul qui ont montré, malgré le score final, que Marseille avait les ressources pour se mobiliser les soirs de grands rendez-vous. En battant sèchement et franchement Saint-Etienne, 7e au tableau, l’OM est venu à bout pour la première fois, d’un adversaire du haut du classement. « C’est peut-être le match référence que l’on attendait, notait Vincent Labrune après la victoire dans le Chaudron, car c’est la première fois depuis le début de la saison que l’on arrive à battre une équipe du top 10, aussi étonnant que cela puisse paraître. » C’est aussi pour beaucoup, le plus beau match de la saison et le meilleur moyen de décomplexer les joueurs pour la suite.

Parce qu’une équipe type se dessine

Evidemment, Lassana Diarra est un argument à lui tout seul. Pivot de cet OM hésitant, il est LA fondation d’un jeu intelligent et fiable sur lequel Michel ne peut rien faire d’autre que s’appuyer. Avec lui, Steve Mandanda, numéro 2 de l’équipe de France, est irremplaçable. Ses arrêts de dimanche soir l’ont prouvé, si quelque suspicieux en doutait vraiment. Michy Batshuayi, pétillant attaquant esseulé en pointe, se perd parfois à miser sur l’exploit individuel. Mais, aussi efficace qu’Ibrahimovic avec 9 buts depuis le début du championnat, le Belge n’est pas que fantaisie et proximité avec les supporters. Il est le pied armé de Michel. Autour de lui, Rémy Cabella prend ses aises dans l’axe, autant que GK Nkoudou confirme sa montée en puissance. Les tentatives d’un Michel adepte du turn-over paieraient-elles enfin ?

Parce qu’ils gagnent à l’extérieur

C’est la troisième victoire d’affilée de l’OM hors de ses terres. Les Phocéens l’ont emporté à Lille le 25 octobre (1-2). Puis à Nantes le 1er novembre (0-1). Et enfin dimanche chez les Verts (0-2). A Marseille encore plus qu’ailleurs peut-être, gagner à domicile est un formidable booster de confiance. Mais s’imposer durablement à l’extérieur reste une performance preuve de détermination. Une assurance, malgré la crainte du retour du syndrome du vélodrome, que l’OM sait comment gagner. Evidemment, vaincu en Ligue 1 à domicile depuis le 13 septembre, il doit appliquer la recette chez lui, regarder ses supporters dans les yeux et ne plus courber l’échine comme lors du désolant match contre Nice.

Parce que le podium n’est qu’à sept points

Douzième, ça parait loin des cimes du classement, là comme ça. Mais déjà, en levant les yeux, l’OM voit quelques équipes surclassées facilement éjectables. Caen, Lorient, Guingamp… Angers. Des adversaires loin d’être indétrônables par Marseille. Même, les 38 points du PSG mis à part (pour le moment), les six premiers du classement n’ont que 5 petits points de plus que l’OM. Le podium est à 7 points pour des Marseillais qui ont montré la saison dernière, que le tableau automnal était loin, très loin, de figer les positions comme les performances. Avant la trêve de Noël, les hommes de Michel ont cinq matchs devant eux.