Marseille: Réunion en préfecture dans le dossier SNCM

SOCIETE La table ronde réunit tous les acteurs…

A.R. avec AFP

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Logo de la SNCM, le 20 mai 2015, à Marseille
Logo de la SNCM, le 20 mai 2015, à Marseille — Franck Pennant AFP

Une réunion se tient lundi en préfecture à Marseille avec toutes les parties prenantes dans le dossier SNCM, après un week-end de grève qui a suivi la décision du tribunal de commerce de Marseille de choisir l’entrepreneur corse Patrick Rocca comme repreneur.

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La table ronde va réunir tous les acteurs du dossier, a indiqué le délégué CFE-CGC Pierre Maupoint de Vandeul, citant les syndicats, l’actionnaire majoritaire Transdev, l’Etat représenté par le préfet, le repreneur Patrick Rocca, mais également la Collectivité territoriale de Corse (CTC) et l’Office des transports de Corse (OTC).

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Après l’annonce vendredi de la décision du tribunal, accordant la reprise à Patrick Rocca et entraînant la suppression de 583 emplois sur un peu plus de 1 400 en CDI, les salariés de la SNCM ont voté une grève reconductible avec occupation des navires de la compagnie.

 

Le représentant de la CFE-CGC espère que cette réunion permettra « de sécuriser la reprise » et de lever les nombreuses incertitudes qui pèsent encore sur l’avenir de la compagnie.

Quel avenir pour la délégation de service publique ?

Les acteurs du dossier attendent notamment de savoir si la Commission européenne valide le projet et efface ainsi la condamnation de la compagnie à rembourser plus de 400 millions d’aides publiques jugées indûment perçues par les instances européennes. L’autre grande inquiétude concerne l’avenir de la délégation de service publique (DSP) du service Corse-continent : annulée par décision de justice, la DSP, attribuée jusque-là à la SNCM et la Méridionale, doit voir ces modalités modifiées à partir de mi-2016.

L’Office des transports de Corse (OTC), chargé de définir ces modalités, n’a pas pour l’instant précisé le nouveau cahier des charges, probablement moins favorable à la compagnie délégataire dans le futur.

Les syndicats, et en particulier la CGT, attendent également des garanties sur le reclassement des 583 personnes qui vont perdre leur emploi. « Il ne pourra pas y avoir de reprise du travail sans une solution pour l’ensemble des salariés », avait commenté Frédéric Alpozzo, délégué CGT, après l’assemblée générale de vendredi.