Marseille: « Il faut continuer à vivre normalement »

SOCIETE Le préfet des Bouches-du-Rhône a fait le point jeudi sur la situation...

A.R.

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Laurent Nuñez, le préfet de police des Bouches-du-Rhône et Stéphane Bouillon, le préfet des Bouches-du-Rhône.
Laurent Nuñez, le préfet de police des Bouches-du-Rhône et Stéphane Bouillon, le préfet des Bouches-du-Rhône. — A.Rancoule / 20 Minutes

A l’issue d’une réunion jeudi avec les maires sur la mise en œuvre de l’état d’urgence dans le département, le préfet des Bouches-du-Rhône, Stéphane Bouillon, s’est voulu rassurant. « Il faut continuer à vivre normalement », a-t-il martelé.

 

La tenue des marchés de Noël, foires…, fait l’objet d’un examen « au cas par cas » avec les maires des communes concernées, mais aucune festivité de fin d’année n’a été annulée.

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Le préfet des Bouches-du-Rhône a par ailleurs fustigé les fausses rumeurs circulant sur Internet. « On ne va pas laisser les gens aller dans un centre commercial s’il y a des risques », a-t-il souligné. Des enquêtes ont été diligentées « afin de savoir qui lance ses rumeurs » par sms ou sur les réseaux sociaux. « A chaque fois que l’on peut, nous remontons afin d’identifier la source de la rumeur », a aussi précisé Laurent Nuñez, le préfet de police des Bouches-du-Rhône.

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Par ailleurs, une centaine de perquisitions se sont déroulées dans la zone de défense sud. « Ces perquisitions permettent de faire progresser plus rapidement les enquêtes sur les individus sur lesquels nous avons des soupçons de radicalisation », précise Laurent Nuñez. Six armes ont été saisies, dont trois dans la nuit de mercredi à jeudi.

 

Environ 400 individus, une dizaine de lieux de culte et d’associations culturelles sont également suivis. Dans le cadre de l’état d’urgence, douze personnes ont été assignées à résidence dans la zone de défense sud, six dans les Bouches-du-Rhône. Toute personne dont le comportement constituerait une menace pour la sécurité et l’ordre public peut entrer dans le cadre du régime des assignations à résidence.