Attentats à Paris: Jean-Claude Gaudin appelle à «ne pas céder à la peur»

SOCIETE Le maire de Marseille appelle à « relever la tête »…

Mickael Penverne

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Jean-Claude Gaudin descend La Canebière à Marseille.
Jean-Claude Gaudin descend La Canebière à Marseille. — Mickaël Penverne / 20 Minutes

« Nous ne voulons pas céder à la peur ». Jean-Claude Gaudin a inauguré dimanche matin la foire aux santons, traditionnel rendez-vous des Marseillais à l’approche des fêtes de Noël. Deux jours après les attentats de Paris, le maire de Marseille n’a pas souhaité annuler cette visite. « La foire aux santons, c’est un message de paix, c’est un message de fraternité, a-t-il déclaré. Nous ne voulions pas supprimer ce message. On ne nous fera pas baisser la tête ».

« Bien sûr, nous sommes inquiets, a-t-il ajouté devant une centaine de personnes rassemblées sur l’esplanade du général de Gaulle. Bien sûr, à tout moment, il peut se produire quelque chose mais nous devons avoir la tête haute et ne pas céder à ce fanatisme terrible qui tue à l’improviste (…). Nous ne voulons pas céder au terrorisme. Nous voulons relever la tête ». Deux heures plus tôt, Jean-Claude Gaudin et une partie du conseil municipal ont assisté à une messe à l’église des Réformés, en haut de La Canebière.

« Qu’est-ce qui se passe ? »

Un peu à l’écart, Catherine, une jeune femme originaire de Toulouse, semble un peu perdue et perplexe : « Je suis un peu étonnée par ce que je vois et par ce que j’entends, explique-t-elle. Après Charlie, il y avait un message clair. Aujourd’hui, on inaugure une foire et on parle de plusieurs rassemblements… Et puis après Charlie, il y a eu une mobilisation dans les heures et même les minutes qui ont suivi. Mais aujourd’hui, rien. Qu’est-ce qui se passe ? On s’habitue, c’est ça ? C’est horrible de dire cela »…

Samedi, entre 100 et 200 personnes se sont rassemblées sous l’ombrière du Vieux-Port autour de petites bougies disposées en forme de cœur ou du symbole « Peace and Love ». Un autre rassemblement « républicain » est prévu lundi à 18 h 30 sur le Vieux-Port à l’appel notamment de la gauche marseillaise.