Attentats à Paris: Le préfet craint de possibles «imitateurs» à Marseille

TERRORISME A Marseille, la préfecture veut éviter la provocation d’éventuels « imitateurs » et d’éventuels « affrontements entre communautés »…

G.D. avec AFP

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Stephane Bouillon, préfet de la region PACA. (Archives)
Stephane Bouillon, préfet de la region PACA. (Archives) — G. Varela \ 20 Minutes

« Aujourd’hui, vous dire "non, Marseille n’est pas menacée ou oui, Marseille est menacée", je n’en sais rien ». Le préfet de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, également préfet de la zone de défense Sud, stéphane Bouillon, a jugé, ce samedi, qu’il était impossible de se prononcer sur une éventuelle menace, au lendemain des attentats parisiens.

Eviter les affrontements entre communautés

En revanche, il a estimé nécessaire d’agir contre de possibles « imitateurs » ou pour éviter d’éventuels « affrontements entre communautés », lors d’une conférence de presse tenue aux côtés des plus hauts représentants locaux de la police, de la gendarmerie, de l’armée, de la justice et de l’éducation nationale.

« Des cibles comme les autres »

« Il faut que nous soyons présents également pour réagir le cas échéant à des provocations », a-t-il poursuivi : « Que ceux qui pourraient avoir envie de considérer que tout ça leur fait plaisir ne se méprennent pas : ils sont des cibles comme les autres ».

La déclinaison locale des mesures annoncées par le gouvernement a été détaillée. « Nous avons réorienté des patrouilles vers les endroits les plus fréquentés (…) par rapport à d’autres domaines de lutte contre la délinquance », a précisé le préfet de police des Bouches-du-Rhône.

Des rassemblements en « liberté surveillée »

Évoquant plus précisément la question des rassemblements, Stéphane Bouillon a déclaré qu’ils étaient en « liberté surveillée ».

Le maire (LR) de Marseille, Jean-Claude Gaudin, avait appelé dans la matinée à « ne pas céder à la peur ». « Face à l’horreur et à la barbarie, nous devons plus que jamais faire face, unis, rassemblés et solidaires », a réagi le président (PS) du conseil régional Michel Vauzelle, dans un communiqué.