Boues rouges: Dernières consultations avant la décision

ENVIRONNEMENT La décision du préfet est attendue avant la fin de l'année...

Mickael Penverne
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Gardanne et l'usine d'Alteo.
Gardanne et l'usine d'Alteo. — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

En marge de la signature du contrat de baie, le préfet de région Stéphane Bouillon a précisé le calendrier dans le dossier des boues rouges de Gardanne. Alors que l’enquête publique s’est achevée, le représentant de l’Etat attend ce vendredi « ou lundi au plus tard », les conclusions du commissaire enquêteur.

Une phase contradictoire s’ouvrira alors avec l’avis du Conseil supérieur national de la prévention des risques à Paris, puis celui du Conseil départemental de l’environnement, des risques sanitaires et technologiques (CODERST). La direction de l’usine Alteo sera aussi entendue avant que le préfet de région donne, ou pas, l’autorisation d’émettre des rejets liquides.

Pendant 30 ans

Stéphane Bouillon l’a confirmé jeudi : il rendra sa décision avant le 31 décembre, c’est-à-dire pendant la COP21. Ce n’est pas la meilleure période pour annoncer - probablement - la poursuite d’une pollution en mer, dans un espace protégé. « Quand on m’a muté, on m’a dit : "Tu verras, il n’y a que des périodes sensibles à Marseille" », sourit le représentant de l’Etat.

De son côté, Didier Réault, président du Parc des calanques, se dit persuadé que l’Etat rendra un avis « proche » de celui du conseil d’administration que le Parc. A savoir, autorisation du rejet en mer pendant 30 ans, avec une clause de revoyure tous les cinq ans. « Je ne regrette rien, j’ai pris mes responsabilités, assume l’élu. De toute façon, c’est très simple : s’il n’y a plus de rejets, il n’y a plus d’usine Alteo ». L’entreprise emploie environ 400 personnes à Gardanne.