Coupe du monde de rugby: Cinq choses à savoir sur Ma’a « le roc » Nonu avant qu’il débarque au RC Toulon

RUGBY Le Black va mettre un peu de rouge sur sa tenue d'ici quelques jours...

C.L.

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L'animation crée par Sky Sport NZ à l'effigie de Ma'a Nonu, centre des All Blacks
L'animation crée par Sky Sport NZ à l'effigie de Ma'a Nonu, centre des All Blacks — Sky Sport

La nouvelle est officielle depuis l’hiver 2014 mais plus les matchs du Mondial s’enchaînent, plus l’arrivée du colosse aux dreads locks sur la côte d’Azur est imminente. A cinq jours de le voir affronter les Wallabies en finale du Mondial de rugby, 20 Minutes fait de plus amples présentations avec le futur centre néo-zélandais du RC Toulon.

1/ Il s’est fait virer des Blacks en 2004…

Retenu pour la première fois en équipe nationale en 2003, contre l’Angleterre, Nonu n’a duré qu’un an. Physique mais pas assez technique, le staff lui demande gentiment d’aller se perfectionner ailleurs. « La première fois que j’ai discuté avec Ma’a, c’était pour lui dire "Nous ne pensons pas que ça va marcher. Nous voudrions que tu fasses du VII" », racontait Steve Hansen, actuel sélectionneur néo-zélandais, mais adjoint de Graham Henry en 2004, à l’AFP. Il est passé de centre intimidant et perforateur au centre complet et affûté qui a pu avoir autant de sélections. Il a continué de développer ces aptitudes au cours des années : il a une belle passe, il peut percuter et c’est devenu un leader ». Qui retrouve sa place en 2008 dans le rugby à XV.

2/… Mais disputera samedi son 103e match sous le maillot néo-zélandais

A 33 ans, Nonu a passé le 9 octobre le palier des 100 sélections nationales. Le centre est le sixième Black à atteindre cette barre symbolique, après Richie McCaw (145), Keven Mealamu (128), Tony Woodcock (117), Dan Carter (108) et Mils Muliaini (100). C’est le capitaine qui lui a remis la « cap » à la fin du match. Après un faux départ en 2003 (voir plus haut), Nonu revient en 2008 en Black et n’a pas quitté l’effectif depuis. Il jouera son 103e match en noir samedi pour la finale du Mondial.

3/ Il vient en France pour le « temps libre »

Interrogé sur son avenir en rouge et noir, c’est un Nonu détendu qui a expliqué à L’Equipe 21, avoir eu vent « qu’il y avait plus de temps libre à consacrer à sa famille » et que c’était aussi « une opportunité de voyager » pour lui et les siens. Des déclarations qui collent avec les habitudes des Blacks pour qui Top 14 rime souvent avec « retraite dorée », comme leur reprochait Graham Henry, ancien manager des Néo-Zélandais. Avec 13.000 euros de moyenne dans l’Hexagone (sûrement quatre fois plus pour Nonu au RCT) contre 4.800 euros chez eux, d’après un comparatif publié dans Midi olympique, Nonu pourra en effet se faire plaisir dans le Var. Mais Bernard Laporte l’a prévenu : « Ce n’est pas une maison de retraite ici, a tancé le candidat à la présidence de la Fédération. Tout le monde me dit qu’en clubs, il n’a jamais fait de grands matches. S’il vient, il faudra qu’il les fasse… »

4/ Il a un jeu vidéo à son effigie

Il n’y a pas que Jonah Lomu Rugby dans la vie. Ma’a Nonu a aussi eu droit à son jeu vidéo. Sky Sports, une chaîne de télévision néo-zélandaise, a réalisé une animation reprenant l’univers de Mario Bros version rugby, à l’occasion de la 100e sélection du futur Toulonnais chez les Blacks. Dans « Super Ma’ario », un personnage qui porte des dreads locks élimine un à un des adversaires au maillot rouge et short blanc, comme la tenue des Tongiens, sur fond de commentaires de matchs.

5/ Il a un demi-frère français

C’est l’armée de terre française qui a lâché le scoop sur son compte Twitter au début du mois d’octobre. Ma’a Nonu a un demi-frère français. Il s’agit du 1re classe Nooroa du 501e régiment de chars de combat.


A 23 ans, le militaire mesure 1,73 m pour 74 kg, un tout autre gabarit que son frère. D’un père néo-zélandais et d’une mère haïtienne, il a intégré le régiment de Mourmelon-le-Grand, dans la Marne, en tant que tireur sur char Leclerc et Sagaie (véhicules blindés) après avoir obtenu un bac structure métallique, révèle le site du ministère de la Défense. A seulement sept heures de voiture du Stade Mayol.