Marseille: Eddie Platt et deux amis lancent #1dechetparjour pour nettoyer les rues

SOCIETE Trois Marseillais ont lancé l'initiative sur les réseaux sociaux...

M.P.

— 

Edmund Platt est à l'initiative de ce projet.
Edmund Platt est à l'initiative de ce projet. — MickaÎl Penverne / 20 Minutes

C’est une initiative pile-poil dans l’air du temps que viennent de lancer trois Marseillais pour améliorer la propreté des rues de Marseille. Edmund Platt, surnommé Eddie, professeur d’anglais, Romain Jouannaud, directeur artistique dans une agence de communication, et Georges-Edouard Legré, consultant en eMarketing, ont lancé il y a quelques semaines le projet #1dechetparjour (#1pieceofrubbish dans sa version anglaise).

Le concept est très simple : demander aux habitants de ramasser au moins un déchet par jour et de le jeter à la poubelle. Avec une carotte pour les inciter à se salir les mains : leur photo sur Internet. Voici le principe : je ramasse un déchet, je réalise une photo ou un selfie, je le publie sur un des réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Instagram…) avec le mot dièse #1dechetparjour (ou #1pieceofrubbish), et je jette le déchet dans une poubelle. En quelques secondes, j’ai réalisé une « action positive » que le monde entier peut applaudir, et reproduire.

 

C’est Eddie Platt qui a eu cette idée lors d’un séjour dans sa ville natale, Leeds, en août dernier. « Je ramassais des déchets dans un parc, j’ai pris une photo et je l’ai postée sur Facebook, raconte-t-il. Avec tous les commentaires que j’ai reçus, j’ai vu rapidement l’intérêt que cela pouvait provoquer ». De retour à Marseille, il crée avec Romain Jouannaud et Charles-Edouard Legré une page Facebook, des comptes Twitter et Instagram, et un site qui centralise une partie des photos publiées sur les réseaux sociaux.

Une « initiative citoyenne positive »

Depuis le lancement du projet, plus d’un millier de personnes ont « liké » leur page Facebook et publiées près de 130 photos. Les trois associés, au look de hipster, ont évalué le poids des déchets ramassés grâce à leur initiative : 315 kg (15 grammes multipliés par 1.400 personnes multipliées par 15 jours). Même si ce n’est pas encore un raz-de-marée, le mouvement s’est étendu à des villes comme New York, Dublin, Buenos Aires ou encore Londres grâce au hashtag anglais.

« C’est une initiative lancée à partir de Marseille qui peut, peut-être, changer l’image de la ville », souligne Georges-Edouard Legré. « Les gens deviennent acteurs de leur ville. Ils ne sont plus seulement spectateurs », renchérit Eddie Platt. « Il s’agit de mettre en lumière, grâce à la puissance des réseaux sociaux, des gestes que l’on peut faire tous les jours », complète Romain Jouannaud. Mais pour le trio, il ne faut surtout pas parler d’un acte « militant » mais bien d’une « initiative citoyenne positive ». Et cela aussi, qu'on le veuille ou non, c’est dans l’air du temps.