OM: Que faut-il attendre du retour d'Abou Diaby, «l’homme de verre»?

FOOTBALL Le duo Diarra-Diaby fait déjà saliver les supporters marseillais...

Christine Laemmel

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Le président de l'Om Vincent Labrune, entouré des recrues Lassana Diarra et Abou Diaby, le 1er août 2015 au Vélodrome
Le président de l'Om Vincent Labrune, entouré des recrues Lassana Diarra et Abou Diaby, le 1er août 2015 au Vélodrome — BERTRAND LANGLOIS AFP

Neuf ans à Arsenal. Quarante-deux blessures. Après deux ans quasiment vierges de pelouse, Abou Diaby est sur le point de faire son retour avec l’Olympique de Marseille. Le milieu de terrain a officiellement repris l’entraînement collectif cette semaine avec le groupe.

« L’urgence d’attendre » pour revenir meilleur

Marqué par de multiples lésions au mollet, des déchirures, une commotion cérébrale, une entorse, « l’homme de verre » est en convalescence depuis fin juillet, dans les mains du staff médical marseillais de Christophe Baudot.  Une « très, très bonne équipe » selon le Dr Jean-Marie Coudreuse, responsable de l’unité de médecine du sport de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille, très confiant sur le cas Diaby. « Ce qui empêche de revenir au meilleur niveau, développe le Dr Coudreuse, ce n’est pas la fréquence, c’est la gravité d’un accident. »

Tout serait question de patience. « La prise en charge de la première blessure est capitale », explique-t-il, la guérison étant souvent remise en cause par la récidive d’un vieux traumatisme. « Il est parfois urgent d’attendre », reprend Jean-Marie Coudreuse, et de faire un travail de fond sur le corps du sportif. Jouer sur la souplesse et la rééducation de l’équilibre musculaire grâce à l’isocinétisme, ce que fait justement Abou Diaby avec Christophe Baudot. « Il faut soigner ses blessures et maintenir les autres groupes musculaires en éveil », appuie le médecin.

« Souvent, les sportifs blessés reviennent plus forts »

Les dirigeants marseillais ont plusieurs fois rappelé leur souci de ne pas précipiter les choses. Annoncé pour début octobre par Michel, Abou Diaby était pressenti pour participer au match amical contre Nîmes le 9 octobre. Christophe Baudot n’a pas hésité à freiner les ardeurs du coach. « Il a atteint 100% dans certains paramètres mais pas dans d’autres domaines, argumentait le médecin du club. Il ne peut pas vendredi être en découverte car il a besoin à la fois de physique, mais aussi de technique.»

Pour le reste, les blessures musculaires, l’essentiel des lésions d’Abou Diaby, ne laissent pas de traces irréversibles. « Et la partie mentale est très importante, complète le responsable marseillais, souvent les sportifs blessés reviennent encore plus fort. »

La promesse d’un milieu de terrain imprenable

Dans les tribunes, certains supporters s’y voient déjà. « Au match retour, avec un duo Diarra/Diaby, on les éclate », s’avançait un supporter olympien sur Twitter après la défaite au Parc des Princes. Lassana Diarra, en sept matchs joués sous les couleurs marseillaises, est l’exemple même du retour gagnant.

Absent un an des terrains, l’ancien milieu d’Arsenal, de Chelsea et du Real a su se rendre indispensable à l’OM, après une remise en jambe progressive avec le staff du club. 

 

Même poste, même âge à un an près, pédigrée de qualité aussi, la comparaison est facile avec Abou Diaby. Tous deux sont identifiés par le président de l’OM comme « des pions centraux du projet ». Les deux hommes se connaissent bien, ils ont joué ensemble à Arsenal et en équipe de France. L’exemple du premier a toutes les chances d’inspirer le second. Et si Diaby revient avec la même stabilité, l’alliage des deux amis pourrait donner à Marseille un milieu de terrain imprenable. Et faire mentir tous les pronostics sur le mercato de Vincent Labrune.