Régionales: Marion Maréchal-Le Pen dévoile son programme économique

POLITIQUE La candidate FN veut soutenir les PME de la région...  

M.P. avec AFP

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Stéphane Ravier, tête de liste Bouches-du-Rhône, et Marion Maréchal-Le Pen.
Stéphane Ravier, tête de liste Bouches-du-Rhône, et Marion Maréchal-Le Pen. — SIPA

La tête de liste FN en PACA Marion Maréchal-Le Pen a commencé à dévoiler son programme samedi dans l’une des régions que l’extrême-droite convoite le plus. « Il est hors de question demain d’avoir une gestion idéologique de la région. Nous ne financerons pas les uns et les autres parce qu’ils sont de gauche, parce qu’ils sont de droite, ou parce qu’ils sont d’extrême-droite », a promis la députée du Vaucluse.

« Il n’y aura pas de purge de principe ou de refus de travailler avec les uns ou les autres parce qu’ils appartiennent à la gauche à la droite », a-t-elle ajouté avant de décliner son « projet » économique : « appui prioritaire » aux petites et moyennes entreprises, « réindustrialisation » et « patriotisme économique régional ».

Pour surmonter l’interdiction de fausser la concurrence en favorisant les entreprises d’une région, elle introduire davantage de clauses « sociales », nombre d’apprentis par exemple, et « écologiques », comme l’empreinte carbone par exemple, dans les marchés publics.

Appel à l'unité de la gauche

La candidate frontiste « est dans l’incantation, dans la déclaration, elle se trompe à la fois par incompétence et par mauvaise foi », a réagi le candidat socialiste Christophe Castaner qui recevait samedi la visite du Premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis après la nomination surprise d’un non-socialiste à la tête des Bouches-du-Rhône, Christophe Madrolle.

Le score du FN en PACA est « surévalué », at-il ajouté. « Je ne suis pas pour les récits déjà racontés avant que l’événement ne se passe, je pense que le total gauche nous mettra devant », a-t-il estimé lors d’une conférence de presse à Marseille. Alors que depuis des années, le score du Front National aux élections est sous-évalué par les sondeurs, « aujourd’hui on le surévalue ».

Jean-Christophe Cambadélis a cependant appelé une nouvelle fois la gauche à l’unité. « Quand il y a la menace du FN, il n’y a aucune raison que ceux qui ont gouverné ensemble la région soient divisés, si ce n’est un calcul politicien », a-t-il déclaré faisant allusion à la liste commune Front de gauche-EELV menée par Jean-Marc Coppola et Sophie Camard, tous deux membres de la majorité sortante du socialiste Michel Vauzelle.