Paca: Un prototype de drone livreur de colis en test

TECHNOLOGIE Une demande d’autorisation de vol a été déposée auprès de l’aviation civile…

A.R.

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Le drone développé par Atechsys
Le drone développé par Atechsys — DPDgroup

Il espère obtenir l’autorisation d’ouverture de la ligne avant la fin de l’année. Moustafa Kasbari, le président Atechsys, société varoise, développe un drone de livraison pour Geopost, une filiale de La Poste. Si l’aviation civile donne son feu vert, le drone va circuler sur une ligne pilote de 16 km entre le domaine du Panet, siège du Centre d’études et d’essai pour modèles autonomes (CEEMA) et Saint-Maximim, dans le Var.

« A aucun moment l’humain est en contact avec le drone, ce qui évite les accidents »

« D’un point de vue technologique, notre drone est prêt, assure Moustafa Kasbari. Le drone est autonome, mais il y a toujours un pilote à terre qui peut prendre le contrôle ». L’engin de 3,7 kg, doté de six rotors, est conçu pour aller jusqu’à 55 km/h par tous les temps, sauf s’il y a de l’orage ou de la grêle. Il est capable de transporter jusqu’à deux kilos sur vingt kilomètres.

Plusieurs prototypes de drones livreurs ont déjà été développés. Le géant américain de la distribution en ligne Amazon espère notamment devenir un acteur majeur dans leur utilisation commerciale. « L’appareil est conçu pour se poser sur des terminaux de sécurité : c’est une première mondiale car à aucun moment l’humain est en contact avec le drone ce qui évite les accidents, de se blesser avec les hélices par exemple », précise Moustafa Kasbari.

Le drone et son terminal de livraison. - DPDgroup

 

En cas de problème, un parachute se déploie automatiquement et ramène en douceur l’appareil au sol. Il est aussi doté deux autos pilotes et de deux circuits d’alimentation. Atechsys développe actuellement un système anti collision avec les avions et les hélicoptères, grâce à des « minitranspondeurs ». « Il peut aussi rencontrer un oiseau mais en 500 vols de test, ça n’est jamais arrivé », détaille le président de la start-up.

« On ne va pas imaginer des drones qui se posent dans les jardins »

« L’objectif n’est pas de faire de la livraison aux particuliers : on a déjà notre réseau de livraison. On ne va pas imaginer des drones qui se posent dans les jardins ou sur les balcons, indique Stéphanie Fraisse, pour Géopost. On pense à des cas précis comme un éboulement de terrain ou des inondations avec de besoins spécifiques telle une livraison de médicament ». « On peut aussi installer des terminaux de livraison sur les drops zone des hôpitaux par exemple, pour la livraison urgente de poche de sang ou d’organes, pense Moustafa Kasbari. Le drone passe aux dessus des embouteillages, il est donc plus rapide ».