Ligue 1: Le sommet OM-OL tourne au fiasco (1-1)

FOOTBALL Les Lyonnais et les Marseillais se sont neutralisés dans une ambiance survoltée au Vélodrome...

Christine Laemmel
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Mathieu Valbuena à Marseille le 20 septembre 2015
Mathieu Valbuena à Marseille le 20 septembre 2015 — FRANCK PENNANT / AFP

Siffler ou ne pas siffler Mathieu Valbuena ? Avant le match, le débat se résumait à ça. Dans un Vélodrome bouillant, l’explication de supporters a tourné à l’anarchie sur le terrain. Désorganisée, l’attaque marseillaise a retrouvé ses travers. Elle a peiné à construire son jeu et a cédé à la tension ambiante, malgré un regain d’initiatives après l’interruption (voir encadré). Son pendant défensif n’a pas fait mieux, incapable de s’aligner.

VIDEO. Bronca, charges violentes et occasions ratées… Le difficile retour de Valbuena au Vélodrome

OM-Lyon : Pourquoi le match a-t-il été interrompu pendant la 2e période ?

Dans les tribunes, les jets de projectiles ont progressivement succédé aux chants hostiles aux Lyonnais. Les CRS ont remplacé les stadiers aux pieds des virages. Finalement, ce sont les Rhônalpins qui se sont le moins laissé déstabiliser par le chaudron allumé dans les virages. Sans pour autant retrouver leur superbe de l’an dernier.

Tacles en retard sur Valbuena

Les allers-retours dans chaque camp se sont enchaînés. En oubliant parfois de jouer au foot. Ça court mais surtout, ça laisse traîner les pieds côté marseillais. Les hués sifflants des virages ont atterri droit dans les crampons de Karim Rekik (20e), Abdelaziz Barrada (45e) et Romain Alessandrini (43e).

Tous trois ont lâché des tacles dangereux et bien en retard sur Petit Vélo. Rekik s’en sort avec un jaune. Le néerlandais gagne encore un peu plus l’assentiment des supporters en neutralisant le score en fin de match (68e). Barrada passe miraculeusement au travers, Alessandrini est expulsé. Ce qui ne nuit pas spécialement au rendement des Marseillais. « On a mieux joué à dix » a même commenté Michel en conférence de presse.

Des sanctions à venir contre les supporters ?

Pour un contact bien moindre sur Alexandre Lacazette, Steve Mandanda récolte un penalty (25e). Le meilleur joueur du championnat la saison dernière n’a pas marqué un seul but en cinq journées. Le compteur s’est déclenché face au portier marseillais.

La rencontre, maigre en jeu et chargée en tension, n’a pas vraiment donné d’indices sur l’évolution des deux olympiques dans ce championnat. Mais les supporters marseillais, déjà amputés d’une moitié de virage en début de saison, pourraient à nouveau subir les conséquences de leurs débordements.