OM: Un projet de socios transmis à Vincent Labrune

FOOTBALL L’association des « Socios Phocéens » croit plus que jamais dans son projet...

Christine Laemmel

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Vincent Labrune et Margarita Louis-Dreyfus à Bordeaux en avril 2015
Vincent Labrune et Margarita Louis-Dreyfus à Bordeaux en avril 2015 — NICOLAS TUCAT / AFP

Mobilisée depuis novembre 2014, l’association des « Socios Phocéens » reprend espoir. En contact avec Cédric Dufoix, secrétaire général de l’OM, le collectif a réussi à hisser son projet jusqu’au président Vincent Labrune. « Nous avons eu confirmation par texto samedi que le projet a bien été transmis au président », apprend Grégory Durieux, membre fondateur de l’association, à 20 Minutes.

Des socios à l’OM ? « Il faut revenir sur le système de gestion des abonnements, quoi qu’il arrive »

L’OM n’est plus si réticent

Interrogé fin juin, Jérome Inesta, autre représentant du groupe, nous confiait la réticence de la direction. « Margarita Louis-Dreyfus n’était pas dans une phase de recherche d’investisseurs, se souvient Grégory. Là, c’est différent. Cédric Dufoix m’a dit que c’était une alternative intéressante pour l’OM. Il nous conseille de persévérer. » La donne aurait donc changé du côté du club. Le secrétaire général aurait « vivement conseillé » aux pro-Socios de se rapprocher des supporters nantais, déjà bien avancé sur le sujet et « de mener toutes les recherches possibles concernant la faisabilité du projet de socios à l’OM. Il m’a dit que nous allions continuer à échanger sur le sujet très régulièrement. »

En contact avec les MTP et les Yankees

En attendant un retour, les « Socios Phocéens » tentent toujours de sonder les clubs de supporters marseillais. En contact avec les MTP et les Yankees, Grégory Durieux confie un accueil. « plutôt mitigé » pour le moment. « Ils ont peur pour leurs propres prérogatives, développe-t-il, assurant que l’actionnariat populaire serait un système parallèle pour le bien du club. » Dans le même sens, une proposition de loi sur la représentation des supporters a été déposée fin juin au Sénat et à l’Assemblée nationale. Elle devrait être débattue dans les prochains mois.

« Ça nous redonne énormément d’espoir, commente Grégory Durieux. Je suis persuadé que l’actionnariat populaire va se développer dans les années à venir dans les clubs français. Ça peut connaître un grand succès à l’OM. » L’association se laisse une quinzaine de jours avant de recontacter le club.