Transferts de l'OM: «Tout a été fait dans les règles» commente Jean-Claude Dassier

FOOTBALL L'ex président de l'OM a réagi à sa mise en examen...

C.L. avec AFP

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L'ancien président de l'Olympique de Marseille Jean-Claude Dassier à son arrivée au palais de justice le 16 septembre 2015 à Marseille
L'ancien président de l'Olympique de Marseille Jean-Claude Dassier à son arrivée au palais de justice le 16 septembre 2015 à Marseille — ANNE-CHRISTINE POUJOULAT AFP

Après un long entretien avec le juge d’instruction marseillais Guillaume Cotelle, Jean-Claude Dassier a finalement été mis en examen dans l’enquête sur des transferts présumés douteux à l’OM. « Tout a été fait dans les règles », a réagi jeudi auprès de l’AFP l’ancien président de l’OM.

Transferts présumés douteux de l’OM : Dassier mis en examen

« J’ai expliqué (au juge) que tout ce que nous avons fait pendant deux années avec mon directeur général (Antoine Veyrat) était évidemment totalement légal et vigilant. (…) Tous les contrats ont été passés dans la légalité la plus absolue », a déclaré Dassier.

Complices d’agents de joueurs

Interrogé sur ce que lui reproche précisément le juge Guillaume Cotelle, M. Dassier, président de l’OM entre 2009 et 2011, a répondu : « Si j’ai bien compris, je suis coupable d’avoir, parce que nous avons acheté et vendu des joueurs, signé en même temps des conventions d’agents et donc alimenter quelque part un marché où se passeraient des choses répréhensibles ».

« Au fond, on nous reproche d’être complices d’agents de joueurs qui se comportent mal », a estimé Jean-Claude Dassier. « Mais évidemment, il est difficile de se sentir responsable de ce que les agents font de leur argent », a-t-il souligné. « C’est vrai que le marché fonctionne avec l’argent des clubs, Marseille ou autre », a-t-il reconnu cependant.

« Encore une fois, on n’a ni les moyens, ni la volonté de savoir ce qui se passe en aval et, à aucun moment, on ne peut nous accuser d’avoir fait des choses complaisantes, destinées à nous enrichir personnellement. Ça ne figure d’ailleurs pas dans les incriminations qui m’ont été faites hier » (mercredi), a-t-il poursuivi.

Des rétrocommissions dans 18 transferts ou prolongations

Selon une source proche du dossier, le juge soupçonne des contrats surévalués pour 18 opérations - transferts et prolongations - pour un montant d’environ 55 millions d’euros. La justice soupçonne que ces opérations ont donné lieu à des rétrocommissions indues versées à des agents ou des intermédiaires, au préjudice de l’actionnaire du club.

Jean-Claude Dassier, qui dit avoir été « bien traité » par le juge, a estimé que celui-ci ne connaissait pas le milieu du foot. Il a assuré avoir « toujours agi dans l’intérêt du club ». « Si ça continue comme ça, il n’y aura plus de candidat à la présidence non seulement de l’OM, mais même des autres clubs », a-t-il ajouté.

« Un truc qui va durer des mois »

« Tout cela n’a pas de sens, a affirmé le vice-président de Valeurs Actuelles au micro de RMC. Ce n’est pas fini. On est parti pour un truc qui va durer des mois. Il y a des choses à dire et à répondre. Ce n’est que le début. »

Le patron de l’OM entre 2009 et 2011 a été mis en examen pour abus de biens sociaux, association de malfaiteurs et faux et usage de faux. Le chef de blanchiment en bande organisée, envisagé un temps, n’a finalement pas été retenu par le juge.