« Exalter nos partenariats »

©2007 20 minutes

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Michel Kelemenis

chorégraphe, danseur

et directeur de la compagnie.

La compagnie, créée en 1987, s'est installée à Marseille deux ans plus tard. Qu'est-ce qui vous a poussé à venir ici ?

Etant Marseillais, je vivais mal le côté très froid des compagnies qui travaillent à la chaîne dans les studios parisiens. Je suis un régional. Par nature, cette vitesse de sollicitation ne me convenait pas. A Marseille, il est possible pour une compagnie de tracer son sillon.

Quelle place pensez-vous

que la danse occupe aujourd'hui

dans le paysage culturel marseillais ?

C'est une ville encore très en retard en matière de danse. Le festival marseillais est le seul souffle chorégraphique d'intensité, en dehors des présentations du ballet de Marseille. L'arrivée de Frédéric Flamand a marqué l'ouverture du ballet et de ses murs.

Pour l'édition 2007 du festival,

vous proposez pour la deuxième année consécutive « Question de danse, questions d'artistes ». Expliquez-nous ce projet.

Chaque soir, deux compagnies présentent leurs travaux en cours. Le public va donc apporter un premier écho à des paroles en cours d'élaboration. Cette initiative nous permet d'exalter, de mettre en valeur nos partenariats avec d'autres structures. C'est aussi le principe du festival Olé !, que nous organisons à la rentrée pour notre anniversaire. Ce n'est pas la célébration qui m'intéresse, mais mettre à jour un ensemble de partenariats développés en vingt ans. Ainsi, pour l'occasion, le Gmem [centre national de création musicale] va inviter des compositeurs avec qui j'ai travaillé.

Que vous souhaiter pour

les vingt prochaines années ?

Que Marseille se dote enfin d'un théâtre de la danse et que la ville reconnaisse la place de cette discipline. Et que notre projet de résidence d'artistes trouve une envergure nouvelle.