Transferts de l'OM: Jean-Claude Dassier a été mis en examen

JUSTICE Dans le cadre des transferts de l'Olympique de Marseille...

20 Minutes avec AFP

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L'ex-président de l'Olympique de Marseille Jean-Claude Dassier avant un match de Ligue 1 à Montpellier le 17 avril 2011
L'ex-président de l'Olympique de Marseille Jean-Claude Dassier avant un match de Ligue 1 à Montpellier le 17 avril 2011 — PASCAL GUYOT AFP

L’ancien président de l’Olympique de Marseille (OM), Jean-Claude Dassier a été mis en examen dans l’enquête sur les transferts présumés douteux du club marseillais, a-t-on appris ce jeudi de source judiciaire.

Dassier, président du club de 2009 à 2011, a été entendu mercredi par le juge d’instruction marseillais Guillaume Cotelle dans le cadre d’une enquête sur le transfert de 14 joueurs passés par l’OM. Il a été mis en examen pour abus de biens sociaux, association de malfaiteurs et faux et usage de faux.

Selon le JDD, qui avait révélé dimanche l’audition à venir de Jean-Claude Dassier, « l’enquête a mis au jour 55,3 millions d’euros douteux au préjudice potentiel de l’OM ». La justice soupçonne « des versements illicites » lors de ces transferts, selon le journal.

Des perquisitions en 2013

Une information judiciaire pour « extorsion de fonds, blanchiment et association de malfaiteurs » avait été ouverte en juillet 2011. Les enquêteurs soupçonnent des versements indus de commissions et rétrocommissions au profit de membres du milieu à l’occasion de transferts importants.

Des perquisitions avaient déjà eu lieu au siège de l’OM en janvier 2013, au cours desquelles des documents avaient été saisis. Les locaux marseillais de l’agent Jean-Luc Barresi avaient également été perquisitionnés.

Auditions et gardes à vue

En novembre 2014, un coup de filet avait été lancé contre les dirigeants et intermédiaires de l’OM, donnant lieu à une quinzaine de gardes à vue, notamment du président du club, Vincent Labrune, et de ses prédécesseurs Jean-Claude Dassier et Pape Diouf.

En janvier, une seconde vague d’auditions avait mené l’ancien directeur sportif José Anigo en garde à vue, ainsi que les agents Christophe Hutteau et Karim Aklil, ou l’intermédiaire et ancien joueur Patrick Blondeau.

A l’issue des deux opérations, toutes les personnes entendues étaient ressorties sans charge.