Marseille: Jean-Claude Dassier est arrivé chez le juge

JUSTICE Il est entendu dans une affaire sur des transferts de joueurs présumés douteux...

A.R. avec AFP

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Jean Claude Dassier.
Jean Claude Dassier. — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

L’ex-président de l’Olympique de Marseille Jean-Claude Dassier est arrivé mercredi au palais de justice de Marseille, où il doit être entendu par le juge marseillais chargé de l’enquête sur des transferts présumés douteux dans le club.

Selon Le JDD, Jean-Calude Dassier, président du club phocéen de 2009 à 2011, devrait être mis en examen par le juge Guillaume Cotelle de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille pour « abus de bien sociaux, blanchiment en bande organisée, association de malfaiteurs, faux et usage de faux ».

« 55,3 millions d’euros douteux au préjudice potentiel de l’OM »

« Au total, l’enquête a mis au jour 55,3 millions d’euros douteux au préjudice potentiel de l’OM. Entre 2009 et 2011, les transferts de 14 joueurs (Lucho, Mbia, Diawara, Abriel, Niang, Azpilicueta, Rool, Morientes, Kaboré, Rémy, Gignac, Cheyrou, Ben Arfa et Heinze) auraient donné lieu à des versements illicites sur lesquels Jean-Claude Dassier va être amené à s’expliquer », avait indiqué le journal dimanche

L’information judiciaire pour « extorsion de fonds, blanchiment et association de malfaiteurs » avait été ouverte en juillet 2011 alors par le juge marseillais Christophe Perruaux. Les enquêteurs soupçonnent des versements indus de commissions et rétrocommissions au profit de membres du milieu à l’occasion de transferts importants.

En novembre, un premier coup de filet avait été lancé contre les dirigeants et intermédiaires de l’OM, donnant lieu à une quinzaine de gardes à vue notamment trois présidents du club, l’actuel Vincent Labrune et ses prédécesseurs Jean-Claude Dassier et Pape Diouf.

OM: Pourquoi Labrune, Diouf et Dassier sont en garde à vue

En janvier, une seconde vague d’auditions avait mené l’ancien directeur sportif José Anigo en garde à vue, ainsi que les agents Christophe Hutteau et Karim Aklil, ou l’intermédiaire et ancien joueur Patrick Blondeau. Toutes les personnes entendues avaient toutes été remises en liberté sans poursuite à ce stade.