Marseille: Corsica Maritima détaille son offre de reprise de la SNCM

ECONOMIE Le consortium corse prévoit de garder 600 salariés sur les 1.500 que compte la compagnie...

M.P. avec AFP

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Un navire de la SNCM dans le port de Marseille.
Un navire de la SNCM dans le port de Marseille. — Boris Horvat AFP

Les entreprises corses regroupées sous le nom de Corsica Maritima ont détaillé mercredi, via leurs avocats, leur offre de reprise de la SNCM. Le projet prévoit la reprise de 619 personnes sur les 1.500 CDI, a précisé Jean-François Morvan, faisant état de « discussions » sur ce chiffre.

Ces entrepreneurs corses, issus de la distribution ou du BTP, et clients du transport maritime, affirment que leur offre est intrinsèquement rentable, avec l’objectif « d’éviter une flambée des tarifs », a souligné Olivier de Juvigny.

Leur « business plan » est « concentré sur des dessertes viables (…) à condition d’améliorer la gestion de la SNCM » entre Marseille et la Corse (Bastia et Ajaccio) d’une part, et Tunis et Alger d’autre part.

Bénéficiaire dans deux ans

Un renouvellement de la flotte est prévu fin 2018-début 2019, et, hors achat des bateaux, 12 millions d’euros d’investissement sont prévus sur 2016-2017. Corsica Maritima affirme pouvoir ramener la compagnie dans le vert en 2017. Elle anticipe un chiffre d’affaires de 154 millions d’euros en 2016, et une croissance de 4 % par an.

Quant à la « discontinuité économique » entre la SNCM et la future société -- condition posée par les autorités européennes pour effacer les 400 millions d’euros réclamés au titre d’aides jugées indûment perçues - les avocats affirment n’avoir « aucun doute » sur le fait que leur offre est conforme à cette exigence.

Outre CM et Stef/Baja Ferries, deux autres offres de reprise ont été déposées, par l’ancien directeur du port de Marseille, Christian Garin, et le groupe corse Rocca. Le tribunal de commerce de Marseille les examinera le 25 septembre.