Marseille: Une clôture et des panneaux pour sécuriser le dépôt de munitions

FAITS DIVERS Les obus vont être finalement détruits par l'Etat...

M.P.
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Illustration véhicule de gendarmerie.
Illustration véhicule de gendarmerie. — Vincent Wartner/20 Minutes

L’Etat va prendre en charge la dépollution du site de l’ancienne société industrielle SIMT à Saint-Martin-de-Crau, dans les Bouches-du-Rhône. En août, l’association Agir pour la Crau avait interpellé les pouvoirs publics sur la présence de vieux obus, missiles et torpilles au lieu-dit La Carougnade, sur le site de la Société industrielle de munitions et travaux (SIMT).

Le problème, c’est que ces munitions se trouvent en plein air, « sur un lieu qui n’est même pas gardé », précisait l’association. L’affaire est d’autant plus délicate qu’elle intervenait quelques semaines seulement après le vol d’explosifs sur un camp militaire à Miramas et les explosions à la raffinerie LyondellBasell. L’affaire n’est pourtant pas récente puisqu’elle dure maintenant depuis une dizaine d’années.

L’ancien dirigeant condamné

La SIMT, qui gérait le retraitement des munitions de l’armée depuis une cinquantaine d’années, a été liquidée en 2006. Mais « pour des considérations économiques », indique aujourd’hui la préfecture des Bouches-du-Rhône, elle a abandonné sur le site « un certain nombre de munitions ». Pour ces faits, son dirigeant a été condamné en 2013 à 18 mois de prison avec sursis avec l’obligation de dépolluer le terrain. Sans effet sur le terrain.

Entre-temps, la préfecture, qui a dû se substituer à l’industriel défaillant, affirme avoir procédé à l’enlèvement et à la destruction de plus de 50 tonnes de poudre et de munitions. Mais il en reste encore. Les « services de l’Etat » sont donc en train d’analyser les solutions pour une dépollution définitive du site.

La gendarmerie fait des rondes

« Une convention est en cours d’élaboration entre le ministère de l’Intérieur et (celui) de la Défense afin de déterminer les modalités de mise à disposition des services de la sécurité civile d’un terrain permettant la destruction, dans les meilleures conditions possibles, des munitions », indique aujourd’hui la préfecture.

Dans son communiqué, elle précise également qu’une clôture et des « panneaux d’avertissement » vont être installés pour sécuriser le site. Elle indique, enfin, que la gendarmerie effectue régulièrement des patrouilles autour du terrain.