Les deux ans de Florian Thauvin à l’OM en 5 anecdotes (pas forcément reluisantes)

FOOTBALL Non, ce n'est pas une sélection de ses plus beaux buts...

C.L.
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Florian Thauvin prend un selfie lors de Lens-OM le 22 mars 2015
Florian Thauvin prend un selfie lors de Lens-OM le 22 mars 2015 — J.E.E./SIPA

Il était le symbole du fameux projet Dortmund de l’OM. Florian Thauvin s’apprête à quitter Marseille par la petite porte deux ans après son arrivée. L’espoir du football français n’a que peu convaincu en Provence, autant sportivement qu’humainement. L’ancien bastiais devrait s’envoler très rapidement pour la Premier league, où Newcastle propose un pactole de 17 millions d’euros (+ bonus de 3 millions + Rémy Cabella en prêt avec option d’achat) pour le faire venir. Retour sur les deux ans du sale gosse en cinq anecdotes.


« Tonton Adil » : l’arrivée en queue de poisson
Janvier 2013, Florian Thauvin signe un contrat avec le LOSC pour la prochaine saison. Au mois de mai, à la soirée des trophées UNFP, le Bastiais d’alors est sacré meilleur espoir. Entre temps, Rudi Garcia a quitté Lille. Florian et « Tonton Adil », un ami de son père devenu très proche, vont faire du pied à Elie Baup, alors entraîneur de l’OM, en coulisses. Michel Seydoux, le président nordiste a beau être certain du contraire, l’attaquant déserte l’entraînement lillois et rejoint officiellement Marseille le 2 septembre 2013. Et commence gentiment à ternir sa réputation.

Le petit bonus salarial
Tourner le dos à Lille, ça se monnaye. Et Thauvin a bien calculé son entourloupe. Acheté 15 millions d’euros à l’été 2013, pour un salaire de 90.000 euros mensuels, il est augmenté six mois plus tard et passe à 150.000 euros, un des plus gros revenus de l’effectif olympien. Une promesse faite par Vincent Labrune à la signature de son contrat. Le président honore son engagement et les supporters grincent des dents en pleine saison plus que mitigée de l’attaquant.

 

Bielsa ce « gros porc » (et Payet ce « fils de… »)
Le traducteur ne s’est pas donné la peine de faire passer le message. Nous sommes au printemps 2015. Séance ordinaire d’entraînement à la Commanderie. Thauvin insulte Marcelo Bielsa. « Lâche-moi gros porc » aurait lancé le joueur à l’Argentin, raconte L’Equipe. Une anecdote démentie par l’intéressé. En février, quelques semaines plus tôt, c’est Dimitri Payet qui s’était pris un « fils de… » dans la tête, en plein match face à Rennes. Cette fois, Thauvin s’était publiquement excusé.


Mister Côte d’Azur « enlové »
Fini les insultes. Côté cœur, Florian Thauvin est un jeune homme comblé. Forcément, il roucoule depuis plusieurs mois dans les bras de Charlotte Pirroni, la dauphine de Miss France 2015. Celle que tout le monde voulait voir gagner, oui. Fin mars 2015, il publie une photo sur son compte Instagram avec Miss Côte d’Azur. En légende, un anglicisme approximatif qu’on lui pardonne : « enlové ».

 

Enlové ❤

Une photo publiée par Florian Thauvin (@flotov) le 28 Mars 2015 à 12h48 PDT

 

Les crachats et la balayette
Comme si la soirée n’avait pas été assez rocambolesque, samedi 8 août. Alors que supporters et journalistes n’ont toujours pas refermé la bouche après l’annonce de Bielsa, Florian Thauvin quitte le Vélodrome en voiture, après un passage en zone mixte. Certains supporters se mettent à cracher sur son véhicule. Probablement un peu tendu, le joueur s’extraie de sa voiture et fait une balayette à l’un d’entre eux. Pour sa dernière fois au Vélodrome, l’Orléanais aurait sans doute rêvé meilleure sortie.