OM : A la Commanderie, tout va bien, monsieur le président

FOOTBALL Vincent Labrune a répondu aux questions des journalistes cinq jours après le départ fracassant de Marcelo Bielsa...

Christine Laemmel

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« Alors si tout va bien, c’est que tout va bien ». Après 25 minutes de conférence de presse, les 50 journalistes présents ironisent. Il y a les habitués de la Commanderie, qui soufflent presque de l' exiguïté et des Parisiens de passage. « Moi je suis vierge du centre d’entraînement » s’amuse l’un d’entre eux. Tous viennent d’assister à un jeu de questions - réponses, avec une ligne claire : aucun problème.

OM: Les quatre phrases à retenir de la conf' de Vincent Labrune

Oui, Vincent Labrune se dit « déçu » du départ de Marcelo Bielsa. Oui, il « assume tout ». Non, il ne regrette rien. Non, il n’est pas inquiet. Reprenant la conclusion du communiqué cinglant envoyé par le club le 9 août : « On a vécu d’autres épisodes du genre. On va éviter de faire des scénarios catastrophes. »

Même tonalité du côté de Philippe Pérez, interrogé sur LA fameuse réunion de mercredi, dont Marcelo Bielsa a donné sa version dans sa lettre de démission : « ça s’est très bien passé, narre le directeur général. On a discuté sur l’année optionnelle et on a trouvé une solution. »

Labrune a même son explication : Bielsa avait pris sa décision avant la réunion. « On ne découvre pas que Marcelo est imprévisible, justifie le président, c’est pour ça qu’il y a eu ce grain de folie l’an dernier » dans l’air marseillais.

Alors que dans le ciel de la traverse de la Martine, ne circulent cet après-midi, que de grosses gouttes de pluie, les supporters, ne sont pas affolés non plus. Sur les réseaux sociaux, les cris d’orfraies semblent ne jamais cesser (1.481 tweets contenant le hashtag #Labrunedémission ces cinq derniers jours).

Régis, un supporter, devant la Commanderie le 13 août 2015 - C.LAEMMEL

 

Sur place, ce jeudi, alors que leur cible favorite était servie sur un plateau, on ne voit que des badauds. Qui, comme Régis venu avec sa fille, réclame, presque par réflexe, la démission du président. Mais qui surtout, sont là pour apercevoir les joueurs, comme Nicolas Nkoulou, qui fait une apparition devant les barrières et signe quelques autographes.

« Craignez-vous des réactions hostiles face à Troyes dimanche 23 août ? » lance un journaliste au président. « Non, j’ai l’habitude. » Vincent Labrune a peut-être raison, les chiens aboient et la caravane passe. Et finalement, tôt ou tard, tout va bien, monsieur le président.