Var: Un nouveau patrouilleur pour secourir les migrants

SECURITE Le « Jean-François Deniau » sera basé à la Seyne-sur-Mer, dans le Var…

M.P. avec AFP

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Un bateau de migrants en Méditerranée.
Un bateau de migrants en Méditerranée. — Daniele La Monaca/AP/SIPA

Les douanes françaises ont lancé mardi un nouveau patrouilleur de 53 m qui va assurer notamment des missions dans le cadre de l’opération Frontex au large de l’Italie.

« C’est un dispositif qui est capable de recueillir au moins une quarantaine de migrants dans des conditions de sécurité parfaites », a affirmé le secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert, venu inaugurer ce nouveau garde-côte à La Seyne-sur-Mer, dans le Var, où il est basé.

Le « Jean-François-Deniau » est plus grand que les deux des navires équivalents déjà utilisés par la douane sur les façades Atlantique, Manche et Mer de Nord, car il a été « conçu spécifiquement pour être en mesure de recueillir à bord des personnes en détresse », indique les douanes, avec « un espace protégé dédié à l’accueil de naufragés », d’une capacité d’une quarantaine de personnes, plus une plate-forme extérieure capable également d’accueillir des réfugiés.

Plus de 1.700 morts

Ce bâtiment d’un coût total de 13,54 millions d’euros a été financé par l’Europe à hauteur de 9,19 millions pour assurer, outre les missions classiques de la douane maritime de surveillance des côtes françaises, celle des frontières extérieures de l’Europe, particulièrement dans une zone sensible entre l’Italie et la Libye.

Le navire est armé pour réaliser 188 jours de missions à la mer par an et « doit 36 jours de mer » à ses missions européennes, a précisé Christian Eckert. Six navires patrouilleurs de haute mer, quatre avions, deux hélicoptères et une douzaine de petits patrouilleurs participent déjà à cette opération d’assistance aux migrants en mer lancée au début de l’année.

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 34.500 migrants et demandeurs d’asile sont arrivés en Italie depuis le début de l’année et quelque 1.770 sont morts ou ont disparu en mer, soit plus de la moitié des près de 3.300 morts enregistrés en 2014.