Marseille: La grève des taxis provoque des kilomètres d'embouteillages

SOCIETE Des milliers d'automobilistes se sont retrouvés prisonniers, en plein soleil...  

Mickael Penverne

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Marseille: les taxis bloquent la ville
Marseille: les taxis bloquent la ville — PATRICK VALASSERIS, OP AFPTV

Les taxis ont réussi leur coup. En bloquant l’accès de l’aéroport de Marignane et une partie du centre-ville pour manifester contre la société UberPop, ils ont provoqué des embouteillages impressionnants et mis la ville sens dessus dessous - déjà championne de France des ralentissements en temps normal.

La matinée a démarré avec des pneus incendiés sur la chaussée aux quatre coins de la ville. Comme ici, sur le boulevard Charles-Livon.

Des pneus incendiés au pied du fort Saint-Nicolas. - Mickaël Penverne / 20 Minutes

Puis les blocages à Marseille, Aix-en-Provence et aux abords de l’aéroport sont montés en puissance provoquant d’énormes bouchons. A Marignane, le ralentissement commençait dès le parc d’activités de Vitrolles. Pour rejoindre le tarmac, il fallait compter au moins deux heures d’attente.

Sur la route de l'aéroport de Marignane. - Mickaël Penverne / 20 Minutes

Sur l’A7 et l’A55, en entrant sur Marseille, la situation était identique. Des centaines de voitures, de camions et de bus roulant au pas, mettant plusieurs dizaines de minutes pour faire quelques centaines de mètres. Le tout sous un soleil de plomb.

Des milliers d’automobilistes ont été pris au piège pendant plusieurs heures malgré les conseils de la préfecture des Bouches-du-Rhône qui conseillait mardi soir d’éviter les principaux points de rassemblement.

Le ministre de l’Intérieur, en visite à Marseille pour évoquer la sécurité, a rencontré les représentants des taxis à la préfecture. Mais alors qu’il devait assister au dîner du Crif (conseil représentatif des institutions juives de France) dans la soirée, Bernard Cazeneuve a préféré écourter son séjour. Il a quitté Marseille vers 16h30 et est retourné à Paris.

En ville, la tension n’est pas redescendue. Au contraire, elle est montée d’un cran en fin d’après-midi, notamment sur la place Castellane (6e), quand les CRS ont utilisé des gaz lacrymogènes pour empêcher des conducteurs de taxi de se rendre à la préfecture.