Marseille: Le chantier de la L2 sur la bonne voie

TRANSPORTS Pour l'instant, le chantier de la rocade est dans les temps...

M.P.

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Le chantier de la rocade L2. — Mickaël Penverne / 20 Minutes

Le chantier de la rocade L2 prend forme. Lancés l’été dernier, les travaux tournent désormais à plein régime. Plus de 460 personnes travaillent en ce moment à terminer ce tronçon d’autoroute urbaine qui doit relier l’A7 à l’A50. Pour l’instant, le planning est tenu : la L2 Est sera livrée dans un an alors qu’il faudra attendre un an supplémentaire pour inaugurer la L2 Nord.

Les automobilistes marseillais ne voient de la L2 que les embouteillages qu’elle provoque, notamment du côté du Merlan. Mais non loin de là, sous terre ou à l’air libre, c’est un ballet incessant d’engins de chantier. Toutes les tranchées couvertes, réalisées pour la plupart dans les années 1990 et 2000, sont en train d’être rénovées et remises à niveau en matière de sécurité : mur anti-feux, lumières, ventilation, etc.

Au Nord, le pont provisoire construit aux Arnavaux va permettre de démolir le pont actuel. Sa déconstruction est réalisée par sciage, morceau par morceau. Ces travaux se déroulent de nuit, jusqu’au 25 juillet. Un nouveau pont sera ensuite construit. La passerelle piétonne entre les Castors de Servières et le stade Roger Couderc sera détruite de la même manière, puis reconstruite elle-aussi.

Depuis les années 30

Plus à l’Est, les parois du futur échangeur de Saint-Jérôme ont été coulées et le terrassement est quasi-terminé. La descente de l’échangeur de Frais Vallon n’attend plus que son enrobage. Les ventilateurs, déjà posés dans la tranchée couverte de Saint-Barnabé, vont être installés cet été dans celle de Montolivet. Des tests d’éclairage se dérouleront également cet été.

Le budget de ce chantier, mené par la Société de la rocade L2, une filiale de Bouygues, s’élève à 620 millions d’euros. Longue d’une dizaine de kilomètres, la rocade, dont les premières esquisses datent des années 1930 et la première déclaration d’utilité publique de 1983, devrait accueillir près de 100.000 véhicules par jour.