Marseille: Les taxis lèvent leur mouvement entamé lundi contre UberPOP

TRANSPORTS La préfecture a pris un arrêté…

Amandine Rancoule

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Marseille le 09 JUIN 2015 Les taxis manifestent devant la préfecture.
Marseille le 09 JUIN 2015 Les taxis manifestent devant la préfecture. — Amandine Rancoule / 20 Minutes

Les taxis marseillais ont levé leur mouvement mardi midi. Ils protestent contre l’arrivée de UberPOP, proposée par l’entreprise californienne. Le service offre à des particuliers la possibilité de devenir chauffeurs à des tarifs bas, contrairement à Uber qui propose les services de chauffeurs professionnels.

En vidéo : Les taxis marseillais piègent des chauffeurs de UberPop

La préfecture rappelle l’illégalité du service

Après une rencontre avec une délégation de représentants des taxis, la préfecture des Bouches-du-Rhône a pris mardi un arrêté rappelant « l’illégalité » des services « type UberPOP ». « Les conducteurs qui exerceraient illégalement la profession de taxi ou de conducteur de VTC, s’exposeraient à des sanctions pénales d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende pouvant être assorties de peines complémentaires de suspension du permis de conduire pendant cinq ans ainsi que de la confiscation du véhicule », stipule l’arrêté.

Uber a ainsi été condamné à 100.000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Paris fin 2014 pour UberPOP. La société a fait appel.

Des contrôles renforcés

Des « contrôles renforcés et ciblés » sont prévus « sur l’exercice illégal du transport de personnes à titre onéreux ». Les taxis et les représentants de l’Etat ont prévu de se rencontrer à nouveau le 30 juin pour un bilan de ces contrôles.

 

« On a obtenu l’engagement du renforcement des contrôles et le rappel de l’illégalité des sessions de recrutement d’Uber, indique Rachid Boudjema, le secrétaire général du syndicat des taxis marseillais et de Provence (STM). Toutes les forces de police sont sur le pied de guerre ». « Et les flics, comment ils vont faire pour contrôler les voitures ? », lui lance un artisan taxi. « Ils peuvent télécharger l’application et arrêter ceux qui se présentent, explique Rachid Boudjema. Je parie sur l’intelligence des gens. Et les taxis ne vont pas se substituer à la police mais peut-être travailler en collaboration ». Depuis lundi après-midi, des vidéos sont diffusées sur le Web. Elles montrent des chauffeurs de taxis prenant à partie des chauffeurs de UberPOP.

 

Le STM souhaite organiser un mouvement national pour faire interdire UberPOP. Lancé lundi à Marseille, Strasbourg et Nantes, le service est déjà disponible à Paris, Lyon, Toulouse, Nice et Bordeaux.