VIDEO. Marseille: Les taxis piègent des chauffeurs de UberPop

TRANSPORTS Les vidéos sont ensuite postées sur les réseaux sociaux...

Amandine Rancoule

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Marseille 8 JUIN 2015 Les taxis protestent contre l'arrivée de UberPop.
Marseille 8 JUIN 2015 Les taxis protestent contre l'arrivée de UberPop. — Amandine Rancoule / 20 Minutes

Depuis lundi, des vidéos de chauffeurs de taxis prenant à partie des chauffeurs de UberPop sont postées sur les réseaux sociaux.

Certains taxis marseillais appellent un Uber en prétextant une course. Arrivé sur place, le chauffeur se retrouve face aux taxis. Le tout est filmé : « On t’a pas touché et tu pourras pas porter plainte », estime un taxi dans l’une de ces vidéos postée lundi soir sur la page Facebook de la CGT Taxi du Rhône. Entouré d’une dizaine de chauffeurs de taxi, l’homme se fait insulter et se prend un œuf sur la tête. Les pneus de son véhicule sont dégonflés

Ce que les taxis marseillais savent faire de mieux...

Posted by Soutien à tous les UBER de Marseille on lundi 8 juin 2015

Ils veulent un arrêté d’interdiction de l’application UberPOP

L’arrivée de UberPop a Marseille a vivement fait réagir les taxis marseillais. Lundi, ils ont occupé un hôtel dans lequel se déroulait un recrutement de chauffeurs et se sont rendus devant la préfecture avant de bloquer la circulation dans le centre-ville pendant la soirée.

Ce mardi, ils étaient à nouveau devant la préfecture où une délégation est reçue. Certains autres chauffeurs se sont rendus aux terminaux croisières pour éviter que les Uber ne prennent des croisiéristes.

 

Les taxis demandent un arrêté d’interdiction de l’application UberPop. Ils dénoncent la concurrence déloyale de ce service, proposé par l’entreprise californienne, qui offre à des particuliers la possibilité de devenir chauffeurs, contrairement à Uber qui propose les services de chauffeurs professionnels. UberPop est déjà disponible à Paris, Lyon, Toulouse, Nice et Bordeaux.

La préfecture a rappelé « que les conducteurs qui exerceraient illégalement la profession de taxi ou de conducteur de VTC, s’exposeraient à des sanctions pénales d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende pouvant être assorties de peines complémentaires de suspension du permis de conduire pendant cinq ans ainsi que de la confiscation du véhicule ». Des opérations de contrôle sont menées, assure la préfecture.