«On ne s'est jamais trompé d'ennemi»

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Camille Roux
Membre du bureau fédéral de la LCR 13.

Quel est l'objectif de la LCR pour ces législatives [les 10 et 17 juin]?

Nous voulons toujours construire un pôle anticapitaliste, indépendant du Parti socialiste. Et préparer un front uni pour s'opposer aux réformes antisociales de l'UMP.


A la dernière présidentielle, la Ligue communiste révolutionnaire a recueilli 3,5% des voix dans le département, contre 4% au plan national.


Comment expliquez-vous ce recul?

La LCR a progressé partout en nombre de voix par rapport à 2002. Après, la forte participation a surtout profité au vote soi-disant utile en faveur du PS. Et l'échec d'une candidature unitaire issue des mouvements antilibéraux a déçu beaucoup d'électeurs...


La LCR présente des candidats dans tout le département sauf dans la 4e, où elle a pourtant réalisé son meilleur score marseillais. Pourquoi?

Nous ne présentons personne contre Frédéric Dutoit [député PC sortant de la 4e] car il a dès le début été dans les collectifs antilibéraux, et dans une dynamique unitaire. Ce n'est pas le cas de Michel Vaxès [le député PC sortant de la 13e].


La LCR appellera-t-elle à voter PS ou PC au second tour?

Nous nous sommes souvent retrouvés côte à côte avec des militants communistes et socialistes dans des luttes pour la SNCM, la RTM ou contre le CPE. Ce n'est pas le cas avec l'UDF et l'UMP. On ne s'est jamais trompé d'ennemi, surtout par rapport à la droite marseillaise. Nous souhaitons que Sarkozy ait le moins de députés possible.


La moitié des candidats LCR dans le département a mois de 35 ans. C'est une volonté de rajeunir le mouvement?

Les candidats sont à l'image de l'organisation, avec beaucoup de jeunes à des postes de responsabilités, des gens qui travaillent. Pas de professionnels de la politique.