SNCM: La CGT appelle à une journée de grève le jeudi 4 juin

TRANSPORTS Le tribunal de commerce doit se prononcer le 10 juin sur les trois offres de reprise, dont la favorite Baja Ferries…

C.D.

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Les syndicats demandent le lancement d'un nouvel appel d'offres.
Les syndicats demandent le lancement d'un nouvel appel d'offres. — AFP

Alors que le Premier ministre Manuel Valls a estimé vendredi lors de son déplacement à Marseille qu’une solution concernant l’avenir de la SNCM est « possible » et « peut-être à portée de main », la Fédération nationale des syndicats maritimes CGT appelle l’ensemble des personnels à observer un mouvement de grève de 24 heures le jeudi 4 juin. 

Le tribunal de commerce de Marseille doit se prononcer le 10 juin sur les trois offres de reprise de la compagnie maritime, en redressement judiciaire depuis novembre 2014.

Lors d’une audience à huis clos mercredi, le procureur a marqué sa préférence pour l’offre de Daniel Berrebi, dirigeant de Baja Ferries, tout en ménageant l’offre concurrente du groupe corse Rocca, mais en écartant la troisième, celle de Christian Garin, ancien directeur du port de Marseille.

La CGT et l’intersyndicale demandent le lancement d’un nouvel appel d’offres, estimant que « les trois offres déposées liquident définitivement la compagnie créée avec la continuité territoriale et ne comportent aucune garantie sérieuse pour l’avenir industriel de la nouvelle compagnie et pour l’emploi des salariés ».

La compagnie compte actuellement 1500 CDI. Dans le meilleur des cas, environ 900 salariés seront repris dans la nouvelle compagnie, selon les offres actuelles.

Par leur mouvement de grève, les syndicats entendent également défendre « le pavillon français premier registre qui privilégie l’emploi de marins nationaux à bord des navires, ainsi que faire respecter l’application de la réglementation sociale de droit français dans le cadre de contrats d’engagements maritimes français ». Ils redoutent en effet que la « loi Macron favorise le recours aux sociétés « de manning » (elles fournissent du personnel à la demande aux armateurs) au détriment de l’emploi dans le cadre de contrats d’engagement traditionnels ».