Vaucluse: Nouvelle élection du maire du Pontet le 31 mai

POLITIQUE Le Conseil d’état a confirmé en février la décision du tribunal administratif de Nîmes…

A.R.

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Le maire frontiste du Pontet (Vaucluse), Joris Hébrard.
Le maire frontiste du Pontet (Vaucluse), Joris Hébrard. — A-C.POUJOULAT / AFP

Les Pontetiens vont devoir revoter le 31 mai et le 7 juin. C’était une des onze villes conquises en mars 2014 par le Front national (FN).
La liste de Joris Hébrard, qui a décidé trois mois après son élection de supprimer la gratuité de la cantine pour les familles les plus pauvres, avait seulement sept voix d’avance devant Claude Toutain (UMP) et Frédéric Quet (DVD).

Pourquoi une annulation ?

Le 16 octobre 2014, le tribunal administratif de Nîmes a annulé l’élection de Joris Hébrard (FN) à la mairie du Pontet, ville de 17 000 habitants dans le Vaucluse, en raison de signatures litigieuses sur les listes d’émargement. Deux anciens candidats, Claude Toutain (UMP) et Miliani Makhechouche (PS) ont formé le recours.

Le tribunal avait jugé que « dix-sept suffrages ne pouvaient être régulièrement comptabilisés à l’issue du second tour ». En cause : l’existence de différences « significatives » entre les signatures de ces dix-sept électeurs au premier tour et au second tour.

Pourquoi cela a été aussi long ?

Parce que Joris Hébrard a fait appel du jugement du tribunal administratif de Nîmes. L’affaire a été portée devant le conseil d’Etat. Joris Hébrard est resté maire dans l’attente de la décision du conseil d’Etat. Il a confirmé l’annulation le 25 février l’annulation des élections municipales de mars 2014. « L’annulation porte sur des irrégularités de signatures, avait alors commenté la mairie en place. C’est la conséquence de l’incompétence de l’équipe qui tenait les bureaux de vote, qui n’était pas celle du FN ».

Le 29 avril, la Préfecture de Vaucluse a annoncé les dates des nouvelles élections municipales.

Quelles listes ?

Trois listes sont déclarées. L’ex maire du Pontet, Joris Hébrard, élu dès le premier tour aux élections départementales du 22 mars, se présente à nouveau.

Caroline Grelet Joly, proche du sénateur Alain Milon, conduit la liste UMP (soutenue par CPNT). Jean-Firmin Bardisa amène une troisième liste sans étiquette.