Marseille: Le parquet de Paris enquête sur le patrimoine de Dominique Tian

C.D.

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P.Magnien / 20 Minutes

Le parquet de Paris a donc fait suite au signalement de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique concernant le député UMP Dominique Tian, qui aurait omis dans sa déclaration de patrimoine de 2012 de faire état d'avoirs à l'étranger. Selon France 3 Provence, une enquête préliminaire vient en effet d'être ouverte. 

Dans son communiqué, la Haute Autorité faisait état fin avril d'«un doute sérieux quant à l'exhaustivité, l'exactitude et la sincérité de sa déclaration de situation patrimoniale adressée en mai 2012», «en raison notamment de l'omission d'avoirs détenus à l'étranger». 

Selon une source proche du dossier, sont en cause des avoirs en Suisse et en Belgique de l'élu des Bouches-du-Rhône qui a soumis une nouvelle déclaration de patrimoine en 2014. 

A l'AFP, Dominique Tian a évoqué un compte en Suisse, qui a «fait l'objet d'une régularisation» après la mise en place en juin 2013 par Bernard Cazeneuve, alors ministre du Budget, d'une procédure pour inciter les contribuables qui ont des avoirs dissimulés à l'étranger à se présenter spontanément au fisc. «Cela a fait l'objet de paiement» au fisc, a déclaré l'élu. 

Des biens immobiliers  en Belgique

Il a évoqué une somme d'«un peu moins de deux millions d'euros», fruit d'une «opération issue d'un héritage, quelque chose de familial qui date d'il y a 40 ans.» Concernant la Belgique, il s'agit de biens immobiliers «parfaitement déclarés». «Ils ne sont pas ma propriété, ils sont la propriété de sociétés dont je suis le gérant», «il n'est pas interdit d'avoir des avoirs en Belgique, parfaitement déclarés aux fiscs français et belge», a-t-il insisté.

Agé de 55 ans, Dominique Tian est député et premier adjoint au maire de Marseille. Il était en 2011 le rapporteur d'une mission parlementaire sur la fraude aux prestations et cotisations sociales.

La Haute Autorité a été créée dans la foulée de l'affaire du compte suisse non déclaré de l'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac. Les lois du 11 octobre 2013 sur la transparence ont imposé à quelque 9.000 personnes (ministres, parlementaires, présidents d'exécutifs locaux, conseillers de l'Elysée...) d'établir en début et fin de mandat des déclarations d'intérêts et de patrimoine.