Marseille: Les stations de recharge électrique arrivent en ville

TRANSPORTS La première borne electra a été inaugurée ce lundi...

A.R.

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La station electra de Luminy.
La station electra de Luminy. — Amandine Rancoule / 20 Minutes

Il suffit d'avoir la carte gratuite Transpass et de s'abonner aux stations electra, pour recharger son véhicule électrique. Ce lundi, la première station de recharge de voitures électriques a été inaugurée sur le campus de Kedge Business school, à Luminy (9e). «Nous sommes la première institution à être équipée de ce dispositif, annonce Thomas Froehlicher, le directeur général de l'école. D'après le plan de déplacement du campus, 90% des émissions de CO2 ont pour origine le transport.»

«Mailler le territoire»

La communauté urbaine (MPM) entend déployer ce dispositif sur tout le territoire. L'installation ou l'étude d'implantation d'une vingtaine d'autres bornes sur une trentaine de sites sont prévues d'ici à la fin de l'année. «Le véhicule ou le vélo à recharger peut être celui du conducteur, il n'est pas obligé d'en prendre un, précise Stéphane Macie, le directeur de la direction de l'environnement et de l'écologie urbaine à MPM. Le but est de multiplier les stations pour bien mailler le territoire.»

La société Totem propose des véhicules électriques: 20 Twizy pour le moment, 60 à la fin de l'année. «L'idée est de mailler de façon intelligente pour pouvoir aller vers les quartiers Nord par exemple», souligne Cyrille Estrade, le directeur général de Totem.

Dans le même temps sont réalisées des stations de vélos électriques connectées aux transports en commun. Deux sont en service au parc relais de Saint-Jérôme et d'Einstein. «Une dizaine d'autres installations sont programmées à partir du deuxième semestre 2015», souligne MPM.

L'une des stations de vélos électriques.

«Repenser nos modes de transports»

Le plan climat énergie et le plan de déplacement urbain prévoient une diminution des émissions de gaz à effet de serre. La part modale des déplacements effectués en voiture doit diminuer de 10% en dix ans. «Seuls 20% des déplacements sont doux à Marseille, indique Guy Tessier, le président de MPM. Il faut repenser nos modes de transports, en mettant nos stations à côté de nos terminus.» «Il faut créer une chaîne de mobilité dans les déplacements pour changer les pratiques», pense aussi Jean-Yves Petit, le vice-président de la région délégué aux transports et à l'écomobilité.