OM: «Bien sûr», Marseille est en crise selon Marcelo Bielsa

FOOTBALL L'OM a concédé sa cinquième éfaite d'affilée vendredi soir contre Lorient...

Journaliste afp

— 

Jordan Ayew et Dimitri Payet pendant le match OM-Lorient le 24 avril 2015 au stade Vélodrome.
Jordan Ayew et Dimitri Payet pendant le match OM-Lorient le 24 avril 2015 au stade Vélodrome. — Claude Paris/AP/SIPA

Difficile de trouver les mots pour expliquer les maux dont souffrent les Marseillais. Après la lourde défaite de l'OM contre Lorient vendredi soir (3-5), les hommes de Marcelo Bielsa n'ont pas su parler. Presque tous ont esquivé la zone mixte et aucun n'a répondu aux questions. Seul l'entraîneur, en conférence de presse, a essayé de trouver les paroles justes.

Et quand, après ce quatrième revers d'affilée, on lui demande si l'OM est en crise, la réponse tient en deux mots: «Bien sûr.» Mais de quelle crise parle-t-on? Une crise physique? «De ce point de vue, les joueurs n'ont pas lâché, assure Marcelo Bielsa. La preuve: l'équipe a plus couru en deuxième période qu'en première.»

Alors ça ne peut être qu'une crise morale, psychologique. Pendant les 45 premières minutes, le collectif marseillais a été incapable de réagir, «absent», pour reprendre l'expression d'El Loco. Et après le match, l'image d'un André-Pierre Gignac allongé sur la pelouse, les bras sur le visage, montre que la tête est touchée.

«L'équipe a été désordonnée mais elle a tout donné»

«Le premier but a atteint le moral de l'équipe, reconnaît Marcelo Bielsa. A partir de là, toutes les sensations de la première mi-temps ont été mauvaises. En seconde période, l'équipe a été désordonnée mais elle a tout donné.»

Au coup de sifflet final, le technicien argentin a dérogé à ses habitudes. Il n'est pas allé directement dans les vestiaires. Il a attendu ses joueurs sur la ligne de touche, leur donnant à chacun une tape et un petit mot de réconfort. Mais lui-même semble avoir du mal à trouver quoi leur dire.

Marseille peut perdre encore une place dimanche

«Après une défaite comme celle-ci, il est difficile d'avoir un discours sincère et constructif. Quand on sait qu'il faut réfléchir pour trouver une aide correcte, je préfère attendre pour trouver les bons mots.»

Il ne faudra pas trop tarder quand même. Une semaine plus tard, il faudra se déplacer chez des Messins qui n'ont plus rien à perdre, étant déjà résignés à descendre en L2. Et d'ici là, la dégringolade aura peut-être continué: Saint-Etienne, qui reçoit Montpellier dimanche, n'a besoin que d'un point pour chiper la quatrième place aux Marseillais.