Marseille: La discorde règne toujours sur les rythmes scolaires

ÉDUCATION Des parents d'élèves, des professeurs et des syndicats dénoncent «les manipulations» de la ville...

A.R.

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Illustration d'une école élémentaire.
Illustration d'une école élémentaire. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Près de 200 enseignants du primaire ont manifesté ce jeudi, lors d'une journée de grève, pour dénoncer une «manipulation de la mairie» sur l'adoption d'une organisation des rythmes scolaires, et demander le contrôle du vote par l'inspection académique. La ville a fait procéder à un second vote sur l'organisation des rythmes scolaires, après une première consultation défavorable.

Fin mars, 170 conseils d'écoles avaient voté contre, 147 pour et 127 écoles n'avaient pas donné de réponse, selon la mairie. Le vote avait été annulé. L'organisation proposée par la ville a finalement été adoptée lors de la seconde consultation. Sur les 444 écoles de la ville, 189 écoles ont voté pour la nouvelle organisation, 147 contre, 10 ont voté blanc, 6 se sont abstenues et 14 ont refusé officiellement de participer, d'après le comptage de la mairie. 78 établissements n'ont pas participé au scrutin.

«La mairie n'est pas prête»

Organisées cette année tous les vendredis après-midi, les activités périscolaires (TAP) sont prévues les mardis ou les jeudis entre 13h30 et 16h30, selon les arrondissements l'année prochaine. «Quelle que soit la formule choisie, la mairie n'est pas prête, et les liens avec les associations qui vont assurer les TAP ne sont pas tissés», déplore Carole Gelly, représentante de l'intersyndicale. Il avait été question de faire payer 2 euros par enfant et par semaine pour participer à ces TAP. La mairie a fait marche arrière lors du dernier conseil municipal, en avril.

«Nous demandons l’arrêt des rythmes scolaires, indique Florimond Guimard, pour le SNuipp-FSU. Il faut reprendre ensemble ce débat sereinement pour trouver une organisation adaptée aux rythmes de l’enfant et aux conditions de travail d’enseignants.»