Marseille: Vingt ans de prison requis pour avoir braqué des joueurs de l'OM

JUSTICE Vitorino Hilton et André Ayew faisaient partie des victimes...  

20 Minutes avec AFP

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L'ancien joueur de l'OM Vitorino Hilton.
L'ancien joueur de l'OM Vitorino Hilton. — P. Magnien / 20 Minutes

Les réquisitions sont tombées dans l'affaire des cambriolages dont ont été victimes des joueurs de l'OM. Des peines allant jusqu'à vingt ans de réclusion criminelle ont été requises, mardi, devant la cour d'assises des mineurs des Bouches-du-Rhône qui juge depuis le 13 avril cinq accusés pour l'agression, en 2011, à leur domicile de deux joueurs de l'Olympique de Marseille.

L'avocate générale Martine Assonion a réclamé quatre peines de vingt ans de réclusion dont deux à l'encontre d'accusés mineurs à l'époque des faits. L'un d'eux, en fuite, est jugé par défaut. Une peine de quinze ans de réclusion a été requise contre le cinquième membre de ce que l'accusation présente comme un commando.

Hilton Vitorino da Silva et son épouse Francielli, parties civiles, ont témoigné, jeudi devant les jurés, de la violence des agresseurs armés et encagoulés qui, une nuit de juillet 2011, avaient fait irruption dans leur villa du 8e arrondissement de Marseille. L'ex-joueur de l'OM a expliqué aux jurés que ce home-jacking commis sous les yeux des deux enfants du couple alors âgés de 5 et 9 ans l'avait poussé à quitter Marseille.

Le verdict attendu mercredi

La veille, l'épouse d'André Ayew, à l'époque enceinte, avait raconté l'agression subie, un soir de mai 2011 dans la villa des frères André et Jordan Ayew à Roquevaire (Bouches-du-Rhône.

La cour d'assises juge un total de treize vols avec armes, parfois assortis de séquestration, commis du 1er décembre 2010 au 5 octobre 2011 par ce groupe de jeunes gens de la cité de La Cayolle, une zone de sécurité prioritaire au coeur des quartiers Sud de Marseille.

Outre l'agression au domicile des deux joueurs de l'OM, les accusés répondent du braquage de six tabacs, trois supérettes et deux autres agressions de particuliers à leur domicile. Le verdict est attendu mercredi.