Marseille: Les offres de reprise de la SNCM devant le tribunal

ECONOMIE Les incertitudes économiques et juridiques sont nombreuses...

20 Minutes avec AFP

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Marseille, le 12 novembre 2014, une cinquantaine d'employes de la SNCM se sont rassembles devant le tribunal de commerce.
Marseille, le 12 novembre 2014, une cinquantaine d'employes de la SNCM se sont rassembles devant le tribunal de commerce. — Mickaël Penverne / 20 Minutes

Le tribunal de commerce de Marseille doit examiner mercredi à huis clos les offres de reprise de la SNCM. La compagnie a reçu 17 marques d'intérêts, mais seulement trois offres fermes: celle de l'ancien directeur du port de Marseille Christian Garin, de l'entrepreneur corse Patrick Rocca et du groupe Baja Ferries de Daniel Berrebi.

La justice devra se prononcer alors que de nombreuses questions restent en suspens. Il y a d'abord la double condamnation européenne à rembourser plus de 400 millions d'euros d'aides publiques jugées indûment perçues.

Au conditionnel

Autre incertitude : la délégation de service public (DSP) pour la desserte de la Corse. La justice administrative a annulé il y a quelques jours la DSP à partir d'octobre 2016, après une action intentée par le principal concurrent de la SNCM, Corsica Ferries.

Cette décision a obligé les repreneurs à revoir leurs offres, en partie bâties sur la reprise de cette DSP. Les candidats ont déposé vendredi leurs nouvelles offres mais «toutes sont toujours conditionnelles», selon l'avocate du comité d'entreprise de la compagnie, Me Christine Bonnefoi.

Dernière interrogation: l'ampleur du plan social qui attend les salariés. Les propositions oscillent entre 475 salariés repris sur 1.500 CDI actuellement pour l'offre de Patrick Rocca, et 700 à 800 pour les deux autres.