Marseille: Journée décisive ce mardi pour le quotidien «La Marseillaise»

MEDIAS Le tribunal de commerce peut choisir entre deux offres de rachat, ou prononcer la liquidation...

Mickael Penverne

— 

Le siège du journal La Marseillaise.
Le siège du journal La Marseillaise. — Amandine Rancoule / 20 Minutes

Le tribunal de commerce de Marseille décidera ce mardi 7 avril du sort de La Marseillaise qui emploie plus de 200 personnes. Le quotidien, issu de la Résistance, a été placé en redressement judiciaire en novembre dernier. Le tribunal décidera de la liquidation pure et simple du journal ou de la cession à l’un des candidats à la reprise. Deux offres de rachat ont été déposées.

La première émane des Editions des fédérés présidée par Pierre Dharréville, secrétaire départementale du Parti communiste. Elle prévoit, selon Le Monde, d’organiser le quotidien autour de trois éditions, de fermer 10 agences et de supprimer environ 90 postes, notamment dans l’imprimerie située sous les bureaux de la rédaction marseillaise, cours Estienne d’Orves.

La seconde offre a été déposée par Les nouvelles éditions marseillaises, une société rassemblant des acteurs de la culture, de la presse et de la communication. Dans une tribune parue dans Libération, elle promet de préserver «une imprimerie intégrée et l’essentiel des emplois qui lui sont attachés», de ramener les «comptes à l’équilibre», de moderniser le titre «de façon radicale et durable, jetant ses forces à la fois sur le Web et le papier».

Reconstruction

Sur le plan financier, Les éditions des fédérés semblent avoir une longueur d’avance. Le Fonds de développement économique et social, qui émane du Trésor public, se serait engagé à leur côté. Ce soutien serait conjugué à un prêt de plusieurs banques, garanti à 70% par la Banque publique d’investissement. De leur côté, Les nouvelles éditions marseillaises n’auraient pas réussi à boucler leur offre de rachat, rapporte Le Monde.

La presse marseillaise connait les pires difficultés depuis plusieurs mois. Après les échecs de V Marseille, puis de Bons Baisers de Marseille, le mensuel Le Ravi a été placé en redressement judiciaire. A La Provence, un plan de sauvegarde a été présenté devant le comité d'entreprise il y a une semaine. Il prévoit une soixantaine de départs.

Quant au site Marsactu, il a été liquidé. Les anciens salariés du pure player ont cependant repris le fonds de commerce et tentent de reconstruire le site. «Marsactu 2» devrait être opérationnel d’ici la fin de l’année, avec une partie payante.