OM-PSG: L'avant-match vire à l'affrontement entre supporters et CRS

FOOTBALL Les forces de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes...

Loic Becart

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Lors des affrontements en marge d'OM-PSG le 5 avril 2015.
Lors des affrontements en marge d'OM-PSG le 5 avril 2015. — L. Bécart / 20 Minutes

Ce devait être une fête. Plusieurs heures avant le match OM-PSG, les supporters de l'OM ont commencé à se rassembler autour du Rond-point du Prado, non loin du stade Vélodrome. Au programme: quelques verres, des chants et des fumigènes.

Sur le boulevard, les voitures passent mais sont très vite chambrées par les supporters, qui en secouent quelques-unes. Très vite, la circulation est bouchée autour du Prado. Vers 17h30, une voiture de police banalisée, mais avec un gyrophare sur le toit, passe. Mal lui en a pris: elle est également chahutée, voit ses feux cassés et repart toutes sirènes hurlantes.

«Ils ont tiré au Flash-Ball, il y a trois mecs à terre»

Quelques minutes plus tard, les cars de CRS arrivent. La manifestation prévue pour soutenir Marcelo Bielsa tourne à l'affrontement entre les forces de l’ordre et des dizaines de supporters. Les forces de l'ordre, d'abord peu nombreuses, se replient face aux jets de fumigènes, pétards et autres bouteilles en verre. Une fois en nombre suffisant, elles chargent en faisant usage de gaz lacrymogènes.

«Ils ont aussi tiré au Flash-Ball, il y a trois mecs à terre», raconte un homme, écharpe de l'OM sur le nez et yeux rougis par les gaz. «Il y a un gars qui s'est fait renverser par une voiture civile, relate un autre, tout aussi énervé. On s'est mis à une dizaine autour de lui, en leur montrant de se calmer car il y avait quelqu'un de blessé. Mais ils ont quand même chargé.»

Ca pique les yeux sur le parking

Plus les CRS progressent vers le Rond-point du Prado, le vent vient se mêler à la partie. Une bombe lacrymogène tombe derrière les grilles du parc Chanot, au milieu d'une terrasse. Tout le monde doit évacuer. Sur le grand parking, le vent ramène les gaz et les personnes venues se réfugier derrière les grilles ou venant se garer deviennent victimes collatérales de cette bataille rangée. Une jeune fille reste immobile contre une balustrade, une écharpe noire sur les yeux et le nez.

Tout cela a duré plus d'une heure. Vers 19h, le calme est revenu sur le boulevard Michelet. Les supporters pouvaient entrer dans le Vélodrome pour le Classico. Place au jeu, enfin.