Bouches-du-Rhône: Martine Vassal (UMP) prend officiellement la succession de Jean-Noël Guérini

POLITIQUE Le conseil départemental a élu une nouvelle patronne...  

Amandine Rancoule

— 

Martine Vassal (UMP).
Martine Vassal (UMP). — SIPA

Elle en aurait presque les larmes aux yeux. Martine Vassal (UMP), 53 ans et quatre jours a pris quelques secondes pour elle à l’annonce des résultats du vote. Jeudi matin, elle a été élue présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, une collectivité à gauche depuis plus de 60 ans.

Sans surprise, l’adjointe du maire Jean-Claude Gaudin (UMP) depuis 2001, a pris la tête du «bateau bleu», surnom donné au bâtiment abritant  l'institution à cause de la couleur de l'édifice. Dès le premier tour, elle a recueilli 32 des 58 suffrages, soit l’ensemble des voix des élus de droite et du centre.

Debout, sous les acclamations des élus, elle a remercié à son tour les conseillers départementaux de sa majorité, en les applaudissant fermement et longuement.

«C'est une nouvelle ère qui commence»

C’est «une alternance historique», a lancé l’ex-présidente du groupe d’opposition UMP-UDI depuis 2008, en espérant «restaurer l'image des Bouches-du-Rhône, écornée au cours des dernières années».

En remportant cette élection, Martine Vassal, la première femme présidente du département, met fin à 17 ans de présidence de Jean-Noël Guérini, ex-socialiste, leader de «Force du 13». Le parti, jeune de six mois, compte 13 élus dans la nouvelle assemblée. «C'est une nouvelle ère qui commence, dans une situation économique et sociale très difficile», a réagi Jean-Noël Guérini, le premier à prendre la parole après le discours d’investiture de Martine Vassal, à qui il a à nouveau souhaité «bonne chance».

«On est que locataire d’un fauteuil (…), je ne suis pas un homme du passé mais je suis un homme du présent et de l’avenir», a estimé mercredi l’ex président, après avoir renoncé à présenter un candidat pour La Force du 13.

«Dès jeudi après-midi, je vais continuer à travailler et à me consacrer à mon parti et au rendez-vous électoral à venir», souligne-t-il, alors que de nombreux détracteurs ironisent sur son «avenir judiciaire». Déjà sénateur et conseiller général, Jean-Noël Guérini, a indiqué qu’il soutiendrait aux élections régionales de décembre sa tête de liste.