Avignon: Le spectacle de Dieudonné est annulé

JUSTICE La société qui gère le Parc des expositions a résilié le contrat de location...

20 Minutes avec AFP

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Dieudonné a déjà été condamné apologie d'actes de terrorisme (photo d'illustration).
Dieudonné a déjà été condamné apologie d'actes de terrorisme (photo d'illustration). — AFP

La représentation de Dieudonné, prévu samedi à Avignon, n'aura pas lieu. Le premier président de la cour d'appel de Nimes a refusé l'appel déposé par l'avocat de Dieudonné M'bala M'bala, après la validation lundi par un juge des référés du tribunal de grande instance de l'annulation du contrat de location.

Avignon tourisme, société d'économie mixte qui gère le parc des expositions, avait résilié le 2 décembre le contrat de location d'une salle pour un spectacle de l'humoriste signé quatre mois auparavant.

Lors de la signature du contrat, la prestation scénique de l'humoriste était appelée «Spectacles Dieudonné», puis les places ont été vendues en billetterie sous la dénomination «Dieudonné en tournée». Sauf que sur le site internet il était précisé qu'il s'agissait de «La bête immonde», a expliqué l'avocate de la société gestionnaire, Caroline Alvarez.

«On ne veut pas de lui»

«Avignon tourisme a estimé qu'il y avait beaucoup d'opacité et une certaine volonté de tromperie sur le spectacle qui serait joué», a-t-elle indiqué. Selon une clause du document, la société de production avait l'obligation d'informer Avignon tourisme sur le contenu du one man show.

«La réalité, c'est qu'on ne veut pas de Dieudonné. Plutôt que de prendre un arrêté qui aurait été examiné par le tribunal administratif, on utilise un autre biais et on cherche dans le contrat un point de détail qui est le libellé du spectacle», a déclaré l'avocat de l'humoriste, Jacques Verdier. Le conseil va assigner Avignon tourisme pour obtenir des indemnisations.

Dieudonné a été condamné récemment à 22.500 euros d'amende pour des propos antisémites visant notamment le journaliste Patrick Cohen. Il a également été condamné à deux mois de prison avec sursis pour apologie d'actes de terrorisme, pour un message «Je me sens Charlie Coulibaly» publié après les attentats de janvier à Paris.