Marseille: Le recteur doit décider de la nouvelle organisation des rythmes scolaires mi-avril

EDUCATION La consultation des conseils d'école a pris fin la semaine dernière...

Amandine Rancoule

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Une école à Marseille.
Une école à Marseille. — P. Magnien / 20 Minutes

Le recteur d’académie se prononcera dans une quinzaine de jours sur la nouvelle organisation de la semaine scolaire proposée par la ville en février. Elle prévoit de regrouper les activités périscolaires, devenues payantes, les mardis après-midi ou les jeudis après-midi selon les arrondissements. Ce projet était soumis à l’approbation des conseils d’école jusqu’à la semaien dernière.

Dans les mains du recteur

«Suite au rejet de la majorité des conseils d’écoles, le recteur décidera quelle organisation sera mise en place», souligne-t-on au rectorat. «Le résultat est tangent mais il reste à voir les résultats d’une petite centaine d’écoles», se défend la mairie. Déjà mercredi, l’enquête du SNuipp-FSU dans un tiers des écoles marseillaises montrait une majorité contre la nouvelle proposition. «La mairie doit revoir son projet qui ne peut être validé par le Rectorat, la majorité de conseils d’école étant contre», souligne le syndicat.

Selon le décret du 8 mai 2014, «le recteur peut décider que l’expérimentation s’applique dans toutes les écoles de la commune quand une majorité des conseils d’école s’est exprimée en sa faveur». Dans le cas contraire, la réforme Peillon devrait s’appliquer, soit neuf demi-journées, contre huit demi-journées par semaine dans le décret Hamon.

Le SNuipp-FSU demande «l’arrêt des rythmes scolaires»

«Si notre organisation est rejetée, le recteur reprendra la main», assurait en février Danièle Casanova (UMP), l’adjointe au maire, alors que les marchés publics pour l’organisation du temps périscolaire sont déjà lancés.

«Nous demandons l’arrêt des rythmes scolaires, indique Florimond Guimard, pour le SNuipp-FSU. Il faut reprendre ensemble ce débat sereinement pour trouver une organisation adaptée aux rythmes de l’enfant et aux conditions de travail d’enseignants.»