Marseille: Pour Cambadélis, «il faut en finir avec le système GG: Guérini - Gaudin»

POLITIQUE Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a refusé d'apporter son soutien à Guérini en cas de duel contre l'UMP aux départementales...

20 Minutes avec AFP

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Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du PS, le 7 février 2015 à Paris.
Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du PS, le 7 février 2015 à Paris. — CHAMUSSY/SIPA

Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis déclare dans un entretien paru dimanche dans La Provence qu'il faut dans les Bouches-du-Rhône «en finir avec le système GG: Guérini-Gaudin», refusant d'apporter son soutien à Jean-Noël Guérini en cas de duel contre l'UMP aux départementales.

«Dans les Bouches-du-Rhône, il faut en finir avec le système GG: Guérini - Gaudin. Entre eux, c'est passe-moi le sel, je te passe le sucre. Je t'aide pour gagner la ville de Marseille. Je vais t'aider pour garder le Conseil général», déclare Jean-Christophe Cambadélis, fustigeant des «arrangements entre amis».

«Je suis plus nuancé» que le premier secrétaire du PS dans les Bouches-du-Rhône, Jean-David Ciot, ajoute-t-il. Jean-David Ciot avait assuré qu'il ferait «tout ce qui est en (son) pouvoir» pour que l'UMP ne l'emporte pas en cas de duel face à l'actuel président du conseil général des Bouches-du-Rhône en rupture avec le PS.

«Mais ils sont mariés ensemble»

Invité à préciser s'il ferait un choix entre l'UMP Martine Vassal et Jean-Noël Guérini, le premier secrétaire du PS lance: «Mais ils sont mariés ensemble ! Pourquoi voulez-vous que l'on tienne la chandelle ? D'ailleurs, Jean-Noël Guérini a vendu la mèche. Il a dit: "Je ne suis ni de droite, ni de gauche", il n'a pas dit: "Je veux garder le conseil à gauche". L'alternative à l'UMP, c'est le Parti socialiste, point à la ligne».

En délicatesse avec le PS depuis ses ennuis judiciaires, notamment sa mise en examen pour association de malfaiteurs dans une affaire de marchés présumés truqués, Jean-Noël Guérini, démissionnaire du PS au printemps 2014, a été réélu sénateur des Bouches-du-Rhône en septembre 2014 à la tête d'une liste dissidente de gauche et demandé son rattachement au groupe PRG.

Jean-Noël Guérini a été relaxé en première instance en décembre dans la première affaire jugée le concernant, une affaire de licenciement présumé abusif qui impliquait aussi Jean-David. Ciot, également relaxé.

Sur les listes pour le scrutin des 22 et 29 mars apparaissent parfois des binômes PS/Force du 13, ou des candidats socialistes ayant ouvertement apporté leur soutien au président sortant, malgré la ligne officielle marquant la rupture avec lui.