Crash en Argentine: Camille Muffat «avait de la bienveillance dans le regard», se souvient Paul Leccia

ACCIDENT Paul Leccia, le président du Cercle des nageurs de Marseille a souvent côtoyé la championne...

Loic Becart

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Camille Muffat est décédée
Camille Muffat est décédée — 20 minutes - Slideshow

Le monde de la natation et du sport en général est en deuil après l'accident d'hélicoptère en Argentine qui a coûté la vie à Alexis Vastine, Florence Arthaud, et Camille Muffat. Paul Leccia, le président du Cercle des nageurs de Marseille, où s'entraînent des membres de l'équipe de France de natation, se souvient de la championne olympique.

Quel est votre sentiment après avoir appris cette nouvelle?

C'est l'horreur d'un drame annoncé en pleine nuit. J'ai une peine incroyable. Quand on pense que Camille venait juste de prendre sa retraite et qu'elle voulait croquer la vie à pleines dents... C'était une jeune femme un peu introvertie, réservée au bord des bassins mais qui avait de la bienveillance dans le regard. On sentait tout de suite que c'était quelqu'un de bien. Je la voyais surtout aux championnats de France. Elle était aussi venue lors d'une édition de l'Open Méditerranée que nous organisons à Marseille. Je pense évidemment très fort à ses parents.

Avez-vous eu l'occasion d'échanger avec ses anciens partenaires de l'équipe de France?

Ils sont tous dans une tristesse folle. Ils sont tous au repos aujourd'hui, ils sont chez eux. J'ai eu Fred Bousquet et Fabien Gilot au téléphone, ils sont dans un état déplorable. Ce n'est pas une simple histoire de club, c'est tout le monde du sport qui est touché.

Vous avez aussi eu l'occasion de côtoyer la navigatrice Florence Arthaud, qui vivait à Marseille...

C'était une femme somptueuse. Elle venait quelques fois nous voir au Cercle des nageurs, elle me disait: «Allez, je peux faire partie du Cercle?» Je lui répondais: «Ecoute, pour moi, tu es membre d'office du Cercle.» Malheureusement, elle n'a eu l'occasion de venir qu'une fois ou deux. Je l'ai vue pour la dernière fois il y a six mois. J'en garde le souvenir d'une femme qui avait une grande détermination mais avec qui on pouvait parler comme à une copine: elle était sympa, naturelle, modeste malgré le fait qu'elle était une grande championne.